George Washington Papers

To George Washington from Lefebvre, 28 May 1792

From Lefebvre

Newbury Port [Mass.] ce 28 may 1792

à Monsieur

Supplie humblement Dominique Damphoux Demonié Ecuyer Et sieur de Vachier ancien officier des troupes dètachèes de La marine, habitant De L’isle gouadeloupe Disant Monsieur qu’Etant accablé D’infirmités et ne pouvant Se donner Par lui même son Nécessaire ni S’habiller que par Le Secours de Ses Domestiques, Cet etat maL’heureux obligea Le Suppliant De Passer à Newbury Port Le 5 du mois de juillet Lannée Derniere avec Deux Domestiques Esperant De trouver Du soulagement En cette contrée. il fut trompé dans cette attente. & Se trouve toujours afflige De même; Ce qui L’oblige de repasser à La gouadeloupe. et au moment de mon Embarquation mon nêgre germain S’est evadé, En m’enlevant une petite male avec Du linge Pour Son usage—Dont Pour ces même articles je me trou⟨v⟩e Debiteur Envers un marchand de cette Ville. En outre Du tabac que j’avois don⟨n⟩é a mon autre Domestique, il veut Se prevaloir Sois Disant des privileges attachées En cette contrée Disant qu’il Est libre par les Loix D’ici1 mais Le Suppliant saddrèsse monsieur à Vous pour reclamer votre justice afin que Vous Donniez Des ordres Pour que ce même nêgre soit arrêté et Embarquer Pour La Pointe à Pître. Parceque Le Suppliant ne croit pa⟨s⟩ que les Loix d’ici puissent valloir Pour des habitants Etrangers que ne viennent que pour Sétablire & amenent des Domestiques Pour Son service.2 Le Suppliant Est persuade Monsieur De toute Vôtre equitté & justice En pareil Cas Surtoût Dans L’etat maL’heureux ou il se trouve: & ne cessera de faire des Voeux au Ciel Pour La Conservation & La Prosperité De Votre personne Pour monsieur Damphoux demonié

Lefebvre

ALS, DNA: RG 59, Miscellaneous Letters. Tobias Lear’s docket on the reverse of this letter reads: “From Monsr Lefebre requesting the President to order restitution of two slaves to be made to him, who had been liberated in Massachts. 28th May 1792.”

1Massachusetts’s constitution of 1780 had been interpreted by state judges during the early 1780s as abolishing slavery in the Commonwealth (Moore, History of Slavery in Massachusetts, description begins George H. Moore. Notes on the History of Slavery in Massachusetts. New York, 1866. description ends 200–223). By 1784, according to Thomas Jefferson, there were no slaves in Massachusetts “but those who remain in voluntary slavery. The laws have given them all freedom if they require it” (Jefferson Papers, description begins Julian P. Boyd et al., eds. The Papers of Thomas Jefferson. 40 vols. to date. Princeton, N.J., 1950–. description ends 7:339). In order to prevent a massive influx of fugitive slaves, however, the Massachusetts general court resolved in March 1788 that “no person being an African or Negro, other than a subject of the Emperor of Morocco, or a citizen of some one of the United States . . . shall tarry within this Commonwealth, for a longer time than two months.” Those who tried to stay longer were to be incarcerated, and if they persisted in their desire to remain in Massachusetts, they were to be whipped (Moore, History of Slavery in Massachusetts, description begins George H. Moore. Notes on the History of Slavery in Massachusetts. New York, 1866. description ends 228–29).

2No reply from GW to Lefebvre has been found.

Index Entries