Thomas Jefferson Papers

To Thomas Jefferson from Antoine Terrasson, 7 August 1788

From Antoine Terrasson

amsterdam 7e. aoust 1788.

Monsieur

J’ai eu bien des regrets de partir de Paris sans pouvoir prendre vos ordres pour La Hollande, par Le Desavantage que J’ai eu de passer deux fois à votre hotel sans vous y rencontrer. Quelques mots de votre part pour vos amis en cette ville eussent été d’un grand poids aux Demarches que Je fais pour L’Entreprise du Canal dans la Caroline du Sud à laquelle je ne renonce pas.

Permettés moi d’avoir recours à vous Monsieur pour Les deux cahiers des actes de La Legislature de L’Etat de La Caroline du Sud de 86 et 87 que vous avés eu la complaisance de me preter pendant mon séjour à Paris. Comme ils me sont trés essentiels pour mes affaires ici et qu’ils sont introuvables en cette ville vous m’obligerés beaucoup de les remettre à M. Jb. van Staphorst qui voudra bien se charger de me Les faire parvenir. J’aurai Le plus grand soin de vous Les raporter moimême à Paris ou de vous les renvoyer par une occasion sure. Si les actes de la presente année 88 et le complément de la collection des precedents vous etoient parvenus ce seroit un très grand service que vous me rendriés de les y joindre.

J’ai L’honneur D’etre avec un profond respect Monsieur Votre très humble & très obeissant Serviteur

A. Terrasson

RC (MoSHi); endorsed.

It was probably during one of Terrasson’s visits to Hôtel de Langeac, but when TJ was present, that Terrasson left with TJ a copy of an agreement between himself and Veuve Leleu & Cie. (Tr in MoSHi, endorsed by TJ). This agreement, dated 9 June 1788, was one that deeply engaged TJ’s interest—that of supplying Carolina rice “de belle et bonne Qualité” at different ports of France. The terms of the contract obligated Veuve Leleu & Cie. to advance 16livre tournois or 13s. 4d. sterling per quintal up to 55,000 quintals per year; to accept consignments by Terrasson at his risk; to allow him to draw on them either in France or at London at sixty days, paying 5% interest on advances and allowing 4% to Veuve Leleu & Cie. of the amount of sales; and to carry out the enterprise with the same zeal as if the speculation were their own. The contract, executed in triplicate, was to run for four years and not to be broken by either party, though, on a four months’ notice made “en presence de son Excellence Monsieur Jefferson Ministre Plenipotentiaire,”&c., it could be altered at the request of Terrasson or of Veuve Leleu & Cie.

Index Entries