Benjamin Franklin Papers

To Benjamin Franklin from Bernard Rufin and Moritz Chretien Meyer, 31 October 1783

From Bernard Rufin and Moritz Chretien Meyer2

ALS: American Philosophical Society

Passi le 31 8bre 1783

Monsieur,

Deux Etrangers, Allemands de nation, L’un Prussien, et Interprete des langues Allemande, Francoise, Italienne, et parlant un peu d’anglais, en Outre Officier de Cuisine, et d’office, capable de Gouverner le detail d’une Maison telles Consequentes qu’elles Soient, et à même d’en donner des preuves dès que vous l’ordonnerez; L’autre Saxon de Nation, et Compositeur des Lettres, Connaissant à fond L’imprimerie, et Capable d’être Censeur de la langue francoise, et latine, Suplient instament Monsieur Le Docteur Francklin, Ministre Plenipotentiaire du Congrés de l’amerique d’avoir la bonté de leurs indiquer les Moyens dont on pourrait se Servir pour Captivér l’honneur de votre Bienvaillance, et pour offrir leurs faibles Talens au Continent de l’amerique. Encouragés par vos Soins paternels, et se flattant d’avance de pouvoir un jour Augmenter le nombre des Illustrès déffenseur de votre Patrie, ils ne manqueront pas de faire des Progrès rapides, Surtout si l’on Seconde leurs Envies, et ils ont l’honneur d’être avec la Soumission, et la reconnaissance la plus parfaite, Monsieur, Vos très, humbles Serviteurs

Bernard Rufin, Prussien
Moritz Chretien Meyer, Saxon

P.S. Les deux Etrangers, se sont presentés chez vous, Monsieur, il y à environ deux heures; mais privés de l’honneur de vous Voir, ils sont au Grand Vainquer où ils attendent une réponse de votre part, fut-elle même Verbale

Notation: Meyer, & Rufin. 31 Oct. 1783.

[Note numbering follows the Franklin Papers source.]

2These would-be emigrants did not go to America, to the best of our knowledge, but Bf hired Meyer (whom he called “Maurice”) to work for him. On May 8, 1784, Meyer received 395 l.t. in wages, and that same day BF recommended him to William Strahan in London, saying that he had been a member of his Passy household for five months, was a good compositor, understood Latin, French, and German, and had “the Character of an honest Man”: Account XVII (XXVI, 3); BF to Strahan, May 8, 1784 (Morgan Library and Museum, New York).

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