George Washington Papers

To George Washington from Friedrich Wilhelm Ludolf Gerhard Augustin, Baron [von] Steuben, 9 July 1780

Fish Kill July 9th 1780

Aussi dificile et presque impossible il est de tracer un plan pour les operations d’une Campagne, Quand on ne peut pas Comter avec surété sur les Moyens qu’on peut Employer.Notre situation presente exige de prendre une partie—pour ne pas perdre L’Avantage d’un secour Eficacè que nous Esperons d’un jour à L’autre de la part de Nos Alliés.

Dans un Moment ou Nous etions mieux prepares de notre côté nous pouvions Esperer qu’avec le Renfort qui nous Arrive de france de prendre La Ville de New:York, d’Ecraser L’Ennemi Terminer la Guerre et Manifester notre independence dans le Cours de cette Campagne.

Mais ce n’est pas notre Cas; des Circonstences Malheureuses ont Empecher tout preparatifs pour cette Campagne, et dans le moment ou Les Operations doivent Commencer, Nous ne seavons pas encore sur quoi nous pouvons Compter ni en hommes, ni les Autres Moyens necessaire pour faire La Campagne.

La Campagne derniere notre Armé inferieur en Nombre à celle de L’Ennemie nous etions forcer d’aller a la defensive. Le depart de 5000 hommes dont le temps etait expirer—La prise de Charlstown—la desertion etc: nous a enlever la Moitie de ce nombre; La force de L’Ennemie n’a guere diminuér, et il sagit de faire une Campagne a L’offensive.

La force que L’Ennemi nous presente a New:York est de quatorze Milles hommes Combattans; Notre Armé—tout y Compris fait environs Sept milles. Le Corps de francois serat entre Six et sept mille. Ce qui nous mette a peu près au nombre egal avec L’Ennemi.

Si les Etats Complettent Les Regimens nous aurons 13000 Recrues a Esperer—joint au nombre Cy dessus—nous Aurons près du double de La force de L’Ennemi. Il n’en faut pas moins pour faire L’entreprise sur New York. Ou L’ennemie nous presente Dix mille Veterans derriere des Retranchement, pouvue de tous. Nous Lui appeleront la Moitie des Recrues qui n’ont recue aucune instruction Militaire. Mais si l’adopte L’oppinion mal fondé que chacque homme fait un soldat! pouvons nous compter sur le nombre de 13000 Recrues? Pourons nous compter sur Dix mille? Il ne faut pas moins pour faire une entreprise aussi importente.

Comme L’attaque de New York exige des co-operations Navales, il me semble que la balances des Vaisseaux doit etre aussi bien tirer que celle des hommes: La Superiorité d’une flotte de L’Ennemie a celle que nous Esperons, me paroit un obstacle non seulement dans cette—mais dans tout autre expedition que nous pourrions entreprendre.

Dans L’incertitude ou nous sommes L’oppinion que Le Gen. en Chef m’a demandé sur la conduite des operation de cette campagne, ne peut etre fondé que sur des suppositions; dont la Varianté doit determiner notre Conduite.

l: Supposition

Que L’Ennemi n’a point de Renfort en trouppes de terre a attendre; quil se dispose a defendre New York, Long et Staten Island avec les 14000 homme quil a ensemble quil est pourvue de Munition de Guerre et de bouche pour soutenir un blocus de trois mois.

Quil n’a que Quatre Vaisseaux de Battaille dans Le port, qu’aucune flotte superieure de L’Ennemi peut mettre celle de nos Allies en danger et interrompre L’entreprise.

Que de notre Côte nous serons pret a Commencer notre operation Aussi tot que la flotte francoise Arrive.

Que nous Ayons pour le moin dix milles hommes de plus; Armé equippe et ranger en battaille.

Que notre Artillerie et celle des francois serat suffi[sant] pour faire nos Attacques partout ou il serat neccessaire.

Que notre Armé serat pouvue de munition de Guerre et de bouche.

Que Les instrument et Matteriaux neccessarie, pour construire des batterie et autres ouvrages soit a la Main.

Que les batteaux de transport soit pret, tant sur la Riviere du Nord que sur le East River.

Que La flotte de nos Allies serat superiue en [force] a celle de L’Ennemi.

Dans cette supposition Le prémier objet qui se presente est sans contredire L’entreprise sur New York. Avant que de hazardes mon Opinion sur L’ordre des Operations, J’avoue mon entiere ignorence sur les operation Navales; si je me trompe sur ceux de te[rre] il faut L’attribue a la faute de ne pas connoitre le terrein que par des Cartes, incorrecte et des descriptions tout aussi imparfait.

Ordre des Operation

La flotte arrive sur la hooc; pouvue des bon Pilottes entrerat avec le premier Vent favorable dans le [Harbour] Deux mille hommes trouppes francoises debarqueront tout [de] suite sur Staten island; Tandis qu’en meme temps la Brigade de Jersey et Milles homme de Milices passeront sur cet isle ou d’Elizabeth Point ou a Raway Supposé que L’Ennemi Reste en defence des Ouvrages sur Staten island ou il a maintenant 12 a 1500 hommes; je Voudrois poser ici la question que si notre flotte a passer les Narrows, nous ne pouvions pas defendre la retraite a L’Ennemie en Envoyant une force proportionné sur Barren Neck.

Si cela etoit possible L’objet en Vaudroit bien la peine et meme quelques Risques, N’ayant aucun doute que les Ouvrages sur Staten island, avec plus ou Moins des peines seront a la fin reduit et si nous serions assez malheureux de ne pas reussir dans notre grand objet, La prise de 1500 hommes serat aumoins un Coup assez sensible pour L’Ennemi.

Dans le temps que les operations Vont en avant sur Staten island Notre Armé l’assemblerat a Kings brige, ou elle resterat j’usqu’au nous sommes decider et que toutes les preparatifs sont fait pour porter nos operations sur Long-island. trois mille hommes de notre avec 2000 Miliciens et tout notre Cavallerie seront suffisant de tenir L’Ennemi en echec a Kingsbrige.

Tout le reste de notre Armée joint de 4 a 5 milles trouppes [francais] serat porter sur Long iland, ou les hauteur de Broklyn seront attacquer ou par des approches régulieres ou par une entreprise hardie. Celles cy reduit nos Vaisseaux auront L’entré libre dans le East River je m’imagne quils seront Maitres et de [   ] toutes les Vaisseau de L’ennemie, de bombarder et Cannoer La Ville et meme les position de L’Ennemi sur L’isle de York.

Aussitot que la flotte a passer les Narrows il serat necessaires qu’une couples des Vaisseau ou fregattes franchissent la riviere du Nord.

Quand les Affaires sont jusque là, la situation de L’Ennemi devient Critique si non desesperé, Maitre des hauteurs de Brooklin nous pouvons bombarder la Ville, sous les Auspices de la flotte un Corps de 6 a 7 Mille homme suffirait pour tenir les hauteurs de Brooklin et comme je suppose Vers ce temps L’Affaire sur Staten island [finie.] Les Trouppes francoises tiendront la position sur Long island et toute notre Arme pourrat franchir le Passage de King’s brige et serrer L’Ennemi Vers la Ville de York. Ou le manque de Vivre, ou une Valeureuse Action terminerat le fort des Anglois.

Mais je ne me borne pas ici au supposition favorable quils precedent cet ordre des Operation; je pretend que pour une Entreprise de cette Nature, ou le sort des Etas unie depend de notre succes ou de notre chute, je pretens di-je que toute Les Provinces et particulierement celle de la Nouvelle Angleterre, doivent [   ] par terre et par Eaux pour porter leurs Assistence et secour a L’armé. Que toutes les Piratterie soient Suspendue, tout interet personnel doit cesser quand il Sagit de notre independence de notre honneur et de celui de nos Genereux Allies.

Que tout les Vaisseau Grand et petit suffisament provisionne accouer a Boston, New. Port, Philadelphie et de tout les ports de L’amérique que le Sound soit couvert des Batimens pour nous fournir toute assi[stence]que Possible. Cette Entreprise serat L’Epoque de notre Gloire ou de notre Esclavage, je me flatte que cette pensé Annimirat chacque bon [   ] d’employer tous les Efforts.

Seconde Supposition.

Que les forces de L’Ennemie par Eau et par terre, et toutes les Moyens pour la defense de New: york serat le meme comme mentionné dans la precedente.

Mais, qu’au Lieu de 10 a 13000 Recrues; il ne nous entre que 6. Meme j’usqu’a 8000 hommes. Cette seule consideration me fait desister du Projet sur New-York: N’ayant allors pas meme le double de la force de L’Ennemie, laquelle force nous serons obligé de divisé en plusieurs point; nous seront faible par tout: La force de L’Ennemi est compacte, il tombe sur une partie, et la defaite celle La pourroit entrainer si non une defaite mais une deroute Generale.

Dailleur Les Operations dans L’Entreprise de New York sont compliquer, un seul delai une seule fausse maneuvre par Eau où part terre pourrat fournir a L’Ennemi une Occasion de nous pu[nir]. Si ce n’est pas la Superiorite du Nombre qui L’impose et l[e] tient en Echec.

C’est donc dans cette supposition je changerai L’objet; je de[   ] de New York et je m’attache a la Conquette du Canada.

Cette Conquette pas si decisive que la prise de New York ne laisserat pas de nous Offrir des Grandes Avantages. La premiere est la sureté de nos frontieres contre les invasion de indiens. la seconde de detourner le Theatre de Guerre, pour soulager les Provinces de York et Yersey presque enervé. et troisiemement comme je regarde la Conquette du Cannada comme tot ou tard inevitable pour la tranqui[llite] des Etat Unies, Cette Epoque favorable ou une flotte et des trouppes francoises sont pret pour nous Assister ne pourrat peut etre le presenter d’aussitot. Une inclination Reciproque des francoises des Canadiens faciliterat L’Entreprise et notre succes pourrat nous produire la paix.

Ordre des Operations.

Aussi tot que La flotte arriverat sur les cotes, Elle entrerat dans le port de Rhode island, les trouppes debarquer et raifraichir, on determinerat le nombre des trouppes et vesseaux francois déstiné pour cette expedition. Supposer que 3000 hommes fùrent necessaire pour entrer avec la flotte dans la riviere de St: Laurans, je croie qu’alors il ne serat pas impropre de joindre 2000 francois ou la Brigade de New hanshire ou celle de New York, Enfin mille homme de notre armé. Ces 4 a 5000 hommes trouppes francoises marcheront une distence par Eau une autre parterre pour joindre notre Armé qui allors aurat passé la riviere du Nord pour nous aprocher de Whitplans.

Les Brigades de Stark et de Hand seront toutes faite detaché, remonteront la Riviere de Connecticut, pour entre dans le Canada par le chemin que le Collonel Hazen a Commencer.

Le Lac Champlain en possession de L’Ennemi il me paroit que la jonction de nos trouppes doit se faire au Dessus du Lac.

Ceci fait L’objet principal est certainement la reduction de la Ville de Quebec. Mais supposé que cette reduction deviendrai impracticable dans le Cours de cette campagne, je pose la question. Pourrons nous maintenir la possession de la province, sans mettre en danger les trouppes et surtout Ces Vaisseau dans la riviere de S:t Laurens d’apres les informations que J’ai particulierement du Gouverneur Clinton, il se trouve un detroit dans la riviere environs 20 Meiles au dessus de quebec ou le Canal ne permet que L’entrée d’un Vaisseau a la foi—Ceci metterat nos Vaisseau a L’abris, [pour] hyverner mais cette avantage deviendroit un obstacle pour nous, en cas que L’Ennemi avait des Vaisseau de force dans la riviere avant notre arrivé.

Dans tout les Operation de Guerre il faut toujour risquer pour Gagner, pourvue qu’on ne met pas au jeu dans une Entreprise mal calculer, c’est qu’on a gagner dans plusieures campagne glorieuses.

Si cette expedition trouverat Lieu, Notre Armé combini a New York agirat entierement a la defensive J’usqu’aceque les detachement de L’Ennemi ou des Mouvement auquel il serat forcer pour secourrir le Canada nous Offrer des Occasions favorable de Changer notre systeme.

Troisieme Supposition.

Toujours que les forces de terres de L’Ennemie ne soit ni Augmenter ni diminue. Mais que la flotte Angloise devient superieur a celle des francois.

Que Nos forces combiné de terre soit allors 8000 hommes de plus ou de moins du nombre pretendue. L’un ou L’autre entreprise mentionne me paroit dengereux L’entrer dans la riviere de St: Laurens, ou dans le Harbour de new-york; devint critique quand il y une flotte superieure qui peut boucher L’embouchure.

Mais comme les Operation navale sont entierement hors de ma Sphere. je me bornerai de citer les autres object qui meritent notre attention en Cas que Les deux mentionné fùrent trouvé impracticable.

Hallifax le Magasin de la Marine Angloise en Amerique, La Reduction de cette place serat un Coup sanglant pour L’ennemie. La difficuté Consister dans L’Entrer du Port—qui selon mes information est Garnie des batterie et des Ouvrages tres solide et bien entendue. Mes Connoissence sur cette place sont trop borné pour que je puisse projetter une Ordre des Operation.

Si cette entreprise fùt choisie je crois quil falloit en laisser toute la Conduite et L’Execution a nos Allies. Leurs fournir tout les Moyens dans notre pouvoir et tems avec notre Armé la fòrce de L’Ennemie aussi bien en echec que possible.

Charlestown. Le Port principal pour L’exportation de nos plus Valable produit, le Tabac et L’indigo. Reprendre cette place ferat oter a L’Ennemie le fruit d’une Campagne Dispendieux et tout Esperence de nous Assujettir.

Encore dans ce Cas je voudroit proposer d’envoyer toute la force francoise pour cette Entreprise; Les Officiers et les soldat francois ont plus d’experience dans les Attaques et defenses des places qu’aucune Armé ne peut se flatter.

Nos trouppes de Virginie de Marryland auquel nous pourrions encore sans risque joindre deux Milles hommes de notre Armé ici seront en nombre suffisant pour Cooperer avec la force francoise.

Dans cette Entreprise nous gagnons L’avantage du temps, qui nous manque dans tout autre entreprise.

Les Trouppes francoises pourront se refraichir a Rhode island, nous pourrions completter et exercer nos Regimens, Toujour tenant L’Ennemie en Respect a New-york, j’usqu’a ceque la saison nous permette d’agir dans ce Climat Chaud, nous aurons suffisament du Temps pour faire nos preparatifs.

C’est dans cette Expedition que la Superiorite d’une flotte Anglaise me paroit moins a aprehendre que dans toutes les autres. Nous aurons le temps d’estimer la flotte de L’Ennemie; et la proximite des Escadres francoises et Espagnoles, pourront supleer si nous sommes trop inferieur.

St: Augustin est Enfin un Autre objet plus eloigne a la Verite, et plus difficile d’y porter beaucoup de force de notre Coté Mais il S’agit que L’Admiral fràncois trouve plus de facilité d’y porter un Coup, et allors notre Campagne se reduit ici a la defensive. D’observer L’ennemi a New-York, de Garantir nos fròntieres.

je conviens que L’entreprise sur New-York serat la plus Glorieuse si le suces la Couronne. Mais Elle est la plus hazardé si nous la fèrons sans avoir les Moyens Suffisant. je repete encore que les Operation Navale et de terre me paroissent soit complique, un fàut pas un delai peut attirer des suites [   ]. Celle de Charlstown nous donne plus de temp pour les preparatif; il y a moins a risquer; Le seule obstacle que je trouve est qu’une partie de notre Armé aurat finie son temps avant que nous pouvons L’employer a cette Expedition.

DLC: Papers of George Washington.

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