James Madison Papers

To James Madison from Armand Duplantier, 19 March 1806

Nouvelle Orlean le 19. mars 1806

Monsieur

j’ais eu l’honneur de vous écrire en vous accusant La recception des warrants que vous m’aves adresses. Je vous marquois aussi que Mr. Claiborne S’étant trouvé aux attakapas mon dernier voyage en ville, je n’avois pas rien terminer paraport à Son absence. Je Suis dans Ce moment ici à La nvelle. orléan, ou je m’occupe des affaire du gl. La fayette. Je vais prendre tout Ce qu’il y a de terre vacante, appartenant à L’état, tant au tour de La ville que Sur Le Canal Carondelet. La ville fait quelques reclamations, mais Comme elle parraisse fort douteuse, je vais Les prendre. Sauf à remettre apres La decision du gt. les terres conviennent parfaitement pour Le premier objet que Ce propose Le general, et dont il a un besoin pressant. La quantitée que reclame La ville est de 211. acres, qui vaudrait beaucoup, et Celle Sur Le Canal est de 536. a qui quoique tres basse ne Laisserait pas de valoir un bon prix. Tant qu’à La note du general que vous m’aves envoyes, Sur une Comune entre La ville et l’habitation Marigny, je la crois extremement douteuse, et Celui qui L’a remise à paris, ignorait dabord que La ville par une Cédule royale de 1797 a une reclamation de 300 toises, audela des fortifications, qu’ensuite La Limite de Marigny fut reconnus du tems du gouverneur gayoso, et qu’enfin une Cedule royale au moment de La Cession à La france approuve toutes concession quelconques faite par Les gouverneurs et intendants de La Louïsianne dans Son territoire. S’est d’apres Cela que le Conseil de ville a dernièrement transigé avec Bernard Marigny, possesseur aujourd hui de L’habitation, Sur La reclamation des trois Cents toises Sur Cette Comune indiqué par La note. Jais pris une Connoissance, apeupres des Lignes des proprietaires des houmas, et je crois que je trouveres asses de bonne terre, audessous de La Ligne de Conway, entre Le fleuve et Le Lac, pour y placer tous les autres warrants du general. S’est Selon moi La position La plus avantageuse étant à proximité de La ville, et pouvant y venir par Le Lac, et par Le fleuve, moyenant un court portage, et j’espere y trouver une asses grande quantitée de bonne terre pour remplir mon objet, et S’est Ce qui Convient aux projets du general. Je vous prie d’être persuadé, monsieur, que je ne négligeres rien pour placer Le plus avantageusement possible Ces warrants, et je desirerois par mes Soins, dans cette affaire, repondre parfaitement, à L’intention du president, qui veut bien aider un brave homme qui a eu de grands malheurs, et je feres aussi tous mes efforts pour repondre à La Confiance du gl. Lafayëtte. Je ne manqueres pas de lui écrire, par diverse occasion, et tacheres de lui envoyer par un de mes ami qui doit passer en france Sous peu, Les plans des diverses terres que jaurai fait arpenter pour Lui.

Je ne puis, Monsieur, que vous réiterer L’offre de mes petis Service dans Ce pays Ci, Si je pouvois vous y être bon a quelque chose. J’ais L’honneur d’être avec respect, Monsieur, Votre tres humble et tres obeissant Serviteur.

Duplantier

DLC: Papers of James Madison.

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