Thomas Jefferson Papers

To Thomas Jefferson from Mr. le Beau, 5 September 1804

Savannah [. . . .] of September 1804.

“Bene est ei, Cui Deus dedit parcâ manu, et tamen dedit quantum Sufficit ad vitam degendam.
Monsieur le président,


Il y a peu de jours que je suis arrivé à Savannah—j’habitais L’isle de St. Domingue ou j’ai exercé la Médecine pendant Sept années Consécutives—je me suis sauvé dernièrement de ce pays D’iniquités, à la faveur de la nuit, et dans un Canot qui m’a porté à L’isle de Cube—St. Domingue, mon travail et mon [. . . .] avaient rendus ma situation fort agréable— maintenant je Suis dénué de tout; je n’ai pû emporter qu’une [. . . .] de mes papiers et quelques bijous qui m’ont fait exister jusqu’à présent: il me reste une montre et [. . . .] petite boite d’or que je serai obligé de vendre pour me procurer les premiers bésoins de la vie; mais Ce qui est le Comble à mes [. . . .] situation actuelle [. . . .] demoiselle bien [. . . .].

Elle [. . . .] père et une mère respectables par leur fortune et la considération bien mérité dont ils jouissaient—ils ont été assassinés de la manière la plus horrible—j’avais obtenu leur agrément pour Épouser Cette Demoiselle que j’aime audelà de toute expression, et dont je crois être bien aimé—ses malheurs me la feront Chérir davantage—au Capitaine Américain lui a sauvé la vie ainsi qu’à sa soeur aimée dont le mari a été aussi massacré [. . . .] elles ont été à la nouvelle orléans pays natal de leur mère—elles sont attirées par le malheur, et plongées, comme moi, dans la plus affreuse misère—je désire aller les joindre pour me marier et me fixer pour toujours dans ce pays qui sera désormais ma patrie—j’ai le projet d’y exercer mon état: pour cet effet j’ai bésoin de livres, de médicaments, je serai obligé de louer une petite maison et de me procurer un domestique et un Cheval—tous ces objets qui sont d’une nécessi [. . . .] pour faire mon état d’une manière l[. . . .] se monteront à deux mille Gourdes, et je suis à ce moment dépourvu de tous moyens pécuniaires [. . . .] vous seul, Monsieur Le Président, pouvez Améliorer mon Sort: il dépend de vous de faire deux [. . . .]eux, et à coup sur, v[. . . .] ferez pas des ing[. . . .] vous prier de m’aider [. . . .] Somme; j[. . . .]adé que mon [. . . .]

[. . . .]je vous offre pour Sécurité ma bonne foi et ma reconnaissance qui sont, Selon moi, les plus belles qualités du Cœur de l’homme.

S’il vous plaisait joindre à ce Service important, Celui de m’honorer d’une lettre d’introduction pour Monsieur Le Gouverneur de la louisiane, je me rendrais sur le champ à Charleston pour acheter des livres, médicaments &c [. . . .] et profiter de la prémière occasion pour la nouvelle orléans.

j’ai L’honneur de vous informer Monsieur Le Président, que je possede un peu la langue Anglaise—que j’ai fait mes études en Europe; j’ai dabord étudié la Chirurgie, ensuite la Médecine—en Angleterre, j’ai été nommé premier docteur d’un hopital considérable après avoir subi un examen en régle; j’ai été ensuite admis aux Conférences de Médecine à Londres: j’en ai ici Les Certificats authentiques [. . . .] ah Monsieur, si j’avais Le bonhiur d’être comm [. . . .]us, ma Situation vous intéresserait!—vous [. . . .]z pas importuné, je L’espère, de L’instance [. . . .] ma prière, et je me plais [. . . .] Compter sur votre [. . . .] et que je mérite p[. . . .] vérité de mon sincère et respectueux attachements [. . . .] je me pr[. . . .] je Serai à [. . . .]

La Nature [. . . .] des maladies qui y sont affectées; [. . . .].

Deindre Gr[. . . .] tems Ego Aliquid facerem, qua[. . . .] possit.

Deus tuam O[. . . .] déutissime augeat et [. . . .].

Excellentio tuo, [. . . .] Omni officio de [. . . .] ssimas, [. . . .]

J Le Beau

D. M. [. . . .]

ViW: Jefferson Papers, Tucker-Coleman Collection.

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