Thomas Jefferson Papers

To Thomas Jefferson from François-Antoine de Boissy d’Anglas, 6 April 1819

Paris ce 6 avril 1819

Monsieur

un des souvenirs les plus flatteurs de ma vie, est celui qui me rapelle l’avantage que j’ai eu de vous voir plusieurs fois en France, dans les annèes 1786, 1787 et 1789 soit a paris chez m. de malesherbes et chez Madme de Rosanbo sa fille, soit a versailles chez Made la Comtesse de Tessé: En admirant votre noble et genereuse conduite, et les beaux actes de votre glorieuse administration, il m’a été doux de me rapeller vos traits et de me rapprocher ainsi en quelque sorte d’un homme, dont il faut chercher le modele dans les beaux tems des republiques anciennes. je n’ose me flatter monsieur que mon nom soit parvenu jusques a vous, ou que ma memoire vous soit restée, aussi n’est pas ce de moi que je viens vous entretenir, c’est de m. de malesherbes que vous avés connu dont vous avés aprecie la belle ame et le grand caractere et qui a été notre jepherson. j’ai publié il y a peu de tems un Essai sur sa vie et sur ses ecrits, et j’ai pensè que malgré le peu de talens de l’auteur vous ne le liriés pas sans interet. permettés moi donc monsieur de vous offrir un exemplaire de mon ouvrage. je serai heureux si l’un des plus grand citoyens du monde daigne accueillir avec bonté, ce que j’ai ecrit sur un autre grand citoyen, l’honneur comme lui des nos tem modernes, et le [. . .] dans l’hommage que je prends la liberté de lui presenter une preuve dun plus proffond respect et de les plus hauts veneration.

En vous ecrivant monsieur, et en vous parlant de M. de Malesherbes, je ne puis trop me réjouir de la difference qui j’en trouve, non pas dans vos vertus, mais dans vos destinees, vous avès merité la gloire de m. de malesherbes et vous n’avès pas eprouvè les malheurs, vous avés servi votre patrie de la maniere la plus eclatante et vous l’avès trouvè reconnaissants et juste. il ne peut pas y avoir parmi les hommes de bonheur plus veritable et plus grand, permettès moi de vous en feliciter, et de vous offrir les voeux que je sais plus que vous [. . .] longtems

de la felicité qui vous est due
Le Comte Boissy d’Anglas
pair de France

Editors’ Translation

Paris 6 april 1819

Sir

one of the most flattering memories I have is the one that reminds me of the adventure it was to see you several times in 1786, 1787, and 1789, either in paris at mr. de malesherbes’s house and at his daughter Mrs. de [Rosanbo?]’s house, or in Versailles at Mrs. the Countess de Tessé’s house; while admiring your noble and generous conduct and the fine art of your glorious administration, it was sweet for me to recall your features, and thus to become closer, in a way, to a man whose model can be found in the best moments of the ancient republics. I do not dare flatter myself, Sir, that my name will have reached you, and that you remember me. So, it is not about me that I am coming to converse with you. It is about Mr. de malesherbes, whom you have known and appreciated, and who was our jepherson. Some time ago, I published my Essays on his life and his written works, and I thought that despite the author’s lack of talent, you would not read without some pleasure, this [?] to the [admirer?] of [a virtue?], that resembled so much yours, so, allow me, Sir, to offer you a copy of my book. I will be happy if one of the greatest citizens in the world deigns to look favorably on what I have written about a Citizen as great as the one you have known and whose [?] I dare say did not [?] your brilliant [carreer?]

enough that [????] you have not suffered his misfortune. you have served your fatherland in the most dazzling manner and you have found it grateful and [just?], there cannot be a happier destiny on earth. allow me to congratulate you for it, and to offer you my admiration and my respect.

Please accept, Sir, the homage of my profound respect
Le Comte Boissy d’Anglas
peer of France

DLC: Papers of Thomas Jefferson.

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