Thomas Jefferson Papers

To Thomas Jefferson from Simon Chaudron, 7 February 1819

Philadelphie le 7 fevrier 1819

Monsieur

Le temps et l’infortune ne m’ont point fait oublier la bienveillance dont vous m’aves honoré autrefois.

obligé de quitter une grande cité ou le luxe et les besoins assiègent les familles nombreuses; entouré de neuf enfans, tous nés dans les Etats-Unis; tous élevés dans les principes d’une république dont je leur apprends à vénérer les illustres fondateurs, je voudrais les attacher à son heureux sol et les éloigner du foyer dangereux des spéculations commerciales. Pour cela, je me dispose à me rendre à l’établissement francais qui se forme sur les bords du Tombigbee; j’y suis même appelé par le voeu de mes anciens compatriotes; mais, inconnu de mes nouveaux hôtes américains, j’aurais besoin, grand besoin, d’un signe de votre souvenir et de votre approbation pour y être accueilli favorablement. Car vous le saver, Monsieur, l’influence d’une grande et juste renommée féconde tout ce qu’elle protège; et je ne pourrais rien montrer, à mes concitoyens, de plus honorable qu’un signe avantageux de votre opinion sur ma personne.

Pour mêler un peu d’interêt public à l’interêt particulier de ma famille, je serais, Monsieur, bien reconnaissant si je pouvais obtenir de vous assés de graine de Sézame pour en essayer la culture à Aigleville. Cet objet m’est particulièrement demandé pour nos colons.

Je me sers de l’entremise de mon respectable ami Monsieur Girardin, pour ne vous laisser aucun doute sur la petite portion de droits que je peux avoir à votre généreuse bonté

Je suis avec un profond respect Monsieur Votre très humble et très obeissant Serviteur

Chaudron

Editors’ Translation

Philadelphia 7 february 1819

Sir

Time and misfortune have not let me forget the kindness with which you used to honor me.

Forced to leave a large city where luxury and need assail numerous families; surrounded by nine children, all of them born in the United-States; all raised in the principles of a republic, whose illustrious founders I teach them to venerate, I would like to attach them to its happy soil and keep them away from the danger of commercial speculations. In order to do this, I am planning on going to the French establishment that is being created on the shores of the Tombigbee; I am even called there by the wish of my former fellow citizens; but, not known of my new American hosts, I would very much need a sign from you, your remembrance and your approbation, in order to be favorably welcome there. Because you know, Sir, the influence of a great and just renown fertilizes everything it protects; and I could not show my fellow citizens anything more honorable than a favorable sign of your opinion regarding my person.

In order to mix some public interest with the particular interest of my family, Sir, I would be very grateful if I could obtain from you enough sesame seeds to try to cultivate it at Aigleville. This object is especially requested by our settlers.

I am using the intervention of my respectable friend Mr. Girardin, to leave you no doubt regarding the small portion of rights I have to your generous kindness.

I am with profound respect, Sir, your very humble and very obedient Servant.

Chaudron

DLC: Papers of Thomas Jefferson.

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