You
have
selected

  • Author

    • Brillon de Jouy, Anne-Louise …
  • Recipient

    • Franklin, Benjamin
  • Period

    • Revolutionary War

Dates From

Dates To

Search help
Documents filtered by: Author="Brillon de Jouy, Anne-Louise Boivin d’Hardancourt" AND Recipient="Franklin, Benjamin" AND Period="Revolutionary War"
Results 1-50 of 88 sorted by date (descending)
  • |<
  • <<
  • <
  • Page 1
  • >
  • >>
  • >|
(I) and (II) AL : American Philosophical Society Mon aimable papa, il fait si beau que cela me donne l’ésperance de vous débaucher ce soir pour prendre le thé a la maison, venés de bonne heure pour avoir le tems de vous reposér et de retourner doucement avant la nuit; Mr votre fils et Benjamin seront assés aimables pour vous accompagner: Addressed: A Monsieur / Monsieur Franklin / [ In another...
ALS : American Philosophical Society Comment estes vous mon bon papa? Jamais il ne m’en a tant coutté de m’éloigner de vous, chaques soirs il me semble que vous seriés bien aise de me voir, et chaques soirs je pense a vous; lundi 21 j’irai vous retrouver, j’espere qu’alors vous serés bien Sur vos jambes et que le thé du mercredi samedi, et celui du dimanche matin reprendront tout leur lustre....
L : American Philosophical Society Plaidoyer POUR Madame Brillon de Jouy francaise native de Paris, demeurant ordinairement à Passy de present à Nice Contre Monsieur Benjamin Franklin americain né à Boston ci devant académicien, phisicien, Logicien & & &ca aujourdhui Ambassadeur en france des Provinces unies de L’amerique resident à Passy. C’est avec regret que Le Sanctuaire de la Justice...
AL : American Philosophical Society Vous aurés peut éstre déja vû mon chér papa lorsque vous recevrés cette léttre un mr de Lon a qui j’ai donné un petit mot pour lui servir de passeport auprés de vous; cet homme qui peut a ce qu’il me paroist avoir a peu prés soixante ans, accompagnoit ici Mylord cholmondeley a titre d’ami, plusieurs personnes assurent qu’il l’accompagnoit comme une éspéce de...
AL : American Philosophical Society Le voisin m’a annonçé votre repentir et une léttre de vous mon bon papa, je l’aurai sans doutte et elle me fera plaisir, mais dussaisje vous voir tombér dans l’impénitence finale, je ne veux plus me vengér de vous qu’a force de bon procédés, je vous écrirai souvent et vous aimerai toujours téls torts que vous vous obstiniés a avoir avéc moi. Vous avés donc...
AL : American Philosophical Society Vous aurés vû par mon plaçet mon bon papa combien votre silence nous avoit affligés, votre lettre a tout ranimé, mais si vous nous abandonnés encore nous retomberons dans la douleur, n’y le beau soleil qui ne nous abandonne pas un instant et qui chérche a nous consollér de vos rigueurs, n’y les fleurs et la vérdure qui dans tout autre cas nous égayeroit, n’y...
AL : American Philosophical Society Réparation authentique mon chér papa, je ne vous appellerés plus n’y monseigneur n’y mesme monsieur; mon placét a réussi avant de vous estre parvenu, nos larmes sont éssuyées, vous nous aimés, vous nous le distes, vous vous portés bien et vous estes aussi coquin que par le passé, puisque vous projéttés de me voller a Brillon et de me menér faire un tour en...
LS : American Philosophical Society Permettez, qu’une famille qui vous fut chere, se rappelle à votre souvenir dans ce premier jour de L’année, et reclame, Monseigneur , des bontés de votre Grandeur , une portion d’amitié que vous voulutes bien lui accorder; Cette famille que vous oubliez si complettement; Monseigneur , n’a rien fait qui la mette dans le cas d’etre traitée si rigoureusement de...
AL : American Philosophical Society Mon chér papa le voisin vous reméttra ce petit mot; sçavés vous pourqu’oi je ne vous écris qu’un petit mot bien petit c’est que je vous boude … oui monsieur papa je vous boude; comment! vous prenés des armées entiéres en amérique, vous burgoinisés Cornwallis, vous prenés Canons, vaisseaux munitions, hommes, cheveaux, &c &c vous prenés tout et de tout, et la...
AL : American Philosophical Society Je reçois a l’instant une lettre du grand voisin qui me paroist inquiét et qui me dit que vous l’éstes aussi mon bon papa; rassurés vous mes bons amis mon état est en verité meilleur que je n’osois l’éspérér, le régime que lorry me fait suivre, et le beau soleil qu’il m’a conseillé d’allér chercher me réussissent par merveille; mon ame toujours tendre,...
AL : American Philosophical Society J’ai reçu a la fois trois lettres de mon grand voisin, dire qu’elles m’ont fait le plus grand plaisir est chose inutille a mon aimable papa qui connoist mon coeur comme s’il l’eut créé a son image et ressemblance, mais ce plaisir a été combattu par la peine que j’ai ressentie, en lisant que vous aviés été tous deux inquiéts sur mon compte; je suis restée a...
AL : American Philosophical Society J’ai reçu a mon arrivée ici mon bon papa votre léttre du 1er octobre, elle m’a fait un sensible plaisir, j’y ai retrouvé des marques de votre amitié, et une teinte de cétte gayeté et de cétte galanterie qui fais que toutes les fémmes vous aiment parceque vous les aimés toutes; votre proposition de me portér sur vos aisles si vous étiés l’ange gabriél m’a...
AL : American Philosophical Society J’esperois mon bon papa recevoir de vos nouvélles ici; lorsque mon mari reçut son pacquét de léttres le coeur me battit et je dis óh surement mon ami m’aura écrit un petit mot; mon éspérançe a été déçuë; j’ai pourtant écrit a tous mes amis de passy; a vous mon chér papa de villeneuve le roy, au grand voisin de villeneuve le roy et de dijon, et ce grand...
AL : American Philosophical Society Je ne suis encore qu’a trente lieuës de paris mon bon papa, j’habitte une maison charmante d’ou j’appérçois de mes fenéstres des prairies arrosées par une riviére et bornées de cotteaux couvérts de vignes et d’arbres fruittiérs, le vilain tems m’a empêché d’allér arpenter ce joli pays; je suis ici chés d’anciens et bons amis qui me soignent comme leur...
AL : American Philosophical Society Adieu mon bon ami mon aimable papa, je pars je vous quitte pour bien longtems, mais je ne puis croire que mon áme entiére me suive, une portion voltigera sans césse autour de vous— adieu aimés moi, écrivés moi souvent que vous m’aimés, et croyés que rien n’égallera le regrét que j’ai de vous quittér, que le plaisir que j’aurai a vous revoir:/: Addressed: A...
AL : American Philosophical Society Je vous ai promis de vous écrire un mot, et malheureusement il faut que je tienne ma parolle au piéd de la lettre; j’aime a prométtre peu, et a tenir davantage surtout quand je cause avéc vous mon chér papa; il me semble que lorsqu’on S’aime beaucoup, l’espoir n’a rien a faire et que le coeur seul conduit la plume, hors vous sçavés qu’un coeur est toujours...
AL : American Philosophical Society Votre Evesque étoit un vilain—votre mendiant un assés drole de coup—vous éstes un logicien d’autant plus habil que vous rendéz avéc grace, et donnéz présque l’envie de cedér a de mauvaises raisons, appuyées sur un faux principe. Estce au docteur Franklin? Ce philosophe célébre, ce profond politique; qu’une fémme parle avéc tant d’irrévérence—oui C’est que ce...
AL : American Philosophical Society Quoi, pas un mot mon aimable papa! Auriés vous oublié votre fille? Vous aurés trouvés en votre chemin de jolies dames qui vous auront distrait sans doutte? Rappellés vous donc cette amitié, cette confiance, ce sentiment si doux et si vrai que votre fille a pour vous, et voyés si depuis douse jours qu’elle vous a quitté son coeur doit estre content du vostre;...
AL : American Philosophical Society Je suis dans un beau pays, je suis avéc un bonne maman qui m’aime tendrement, que j’aime de mesme; on me feste, on me soigne, on me chérit, on me gaste; éh bien mon bon papa mon Coeur n’est pas Content, il pense que demain ce sera mércredi, et qu’ensuitte arriverons succéssivement deux samedi et un autre mércredi qu’il faudra passer sans vous voir, point de...
AL : American Philosophical Society La dame a mille choses à répondre au monsieur, mais elle craint malgré la bonté de sa cause, qu’il ne garde sa prévention contre elle, leur oppinion étant absolument contraire; le monsieur, (grand phillosophe) suit la doctrine d’Anacréon et celle d’épicure; la dame est platoniciénne: l’un veut un amour gras, pottellé, un amour de chair et d’os; gasté choyé...
AL : American Philosophical Society Je vais répondre a votre lettre mon bon papa avéc franchise et amitié: il auroit été doux à mon coeur et trés agréable a monsieur Brillon de pouvoir formér une liaison qui ne fit de nous qu’une mesme famille, nous aimons monsieur votre fils et nous croyons qu’il à tout ce qu’il faut pour faire un sujét distingué et rendre une femme heureuse; mais il ne peut...
AL : American Philosophical Society J’ignore les usages d’un autre monde mon cher papa; mais je sçais que dans notre civile europe, on ne se rend léttres et portraits que lorsque l’on veut rompre ensemble: un homme de votre connoissance, un homme que vous ne pouvés vous empêcher d’aimér; hier au soir á jetté par térre et foulée aux piéds une léttre d’une fémme; un jeune homme la ramassée et...
AL : American Philosophical Society Vous n’estes point venu hier mon bon papa étiés vous incomodé? aviés vous affaire? ne m’aimiéz vous pas tant qu’a l’ordinaire? Je me suis téllement accoutumée a vous voir deux fois la semaine, que les jours ou vous ne venés pas me semblent rayés de mon éxistance, de cette éxistance qui ne m’est chére que par les douceurs de l’amitié; ce soir si vous n’aviés...
AL : American Philosophical Society Voici mon bon papa, une folie de votre fille faitte pour vous, pour vous tout seul; il n’y á qu’a mr votre fils que je puisse vous pérméttre de la montrér: je désire que mon conte vous amuse, cela me payera du soin que j’ai pris de l’écrire en gros caractéres; adieu le meilleur des papas de ce monde possible; souvenés vous toujours que je serois bien fâchée...
AL : American Philosophical Society Si j’avois une bonne teste, de bonnes jambes si j’avois enfin tout ce qui me manque, j’aurois été en bonne fille souhaittér une bonne année au meilleur des papas; mais je n’ai qu’un coeur bien tendre pour le bien aimér et une assés mauvaise plume pour lui griffonnér que cette année ainsi que l’année derniére, ainsi que toutes ces années de ma vie, je...
AL : American Philosophical Society Je ne suis pas encore en état de vous donnér le thé ce soir mais quand vous voudrés me venir voir quelques moments ce sera un adoucissement a mes meaux de causer avéc le meilleur de mes amis: adieu, l’année s’écoulle et l’éspérance que ma santé sera meilleure en 81 me soutient: sans l’amitié et l’éspérance il faudroit mourir! Entouré sans césse de calamités...
AL : American Philosophical Society Vous ne serés pas étonné mon bon papa de l’humeur qui me tourmente lorsque je ne reçois pas de vos nouvélles: je suis malade depuis 69 jours, et l’amitié les preuves de l’amitié ont seules le pouvoir d’adoucir mes meaux; je vous aime, il est naturél que je désire d’éstre aimée de vous; tout ce qui augmente et confirme ce sentiment de vous a moi m’est chér,...
AL : American Philosophical Society Voici mon bon papa des nottes sur votre charmant dialogue, j’ai voulu prouvér que vous disiés mieux que tout autre, mesme dans une langue que vous ne sçavés qu’imparfaittement: quélques puristes pourroient nous chicanér, parceque ces éspéces d’animeaux pésent les mots a l’alembic d’une froide érudition; moi qui ne les pésent, n’y ne les comparent; animal...
AL : American Philosophical Society J’envoye sçavoir de vos nouvélles mon bon papa; lès miénnes sont meilleures mais je suis encore loin du but: je comptois vous envoyér mes nottes; des amis ont pris le tems que je vous résérvois en venant causér avéc moi; ils ne m’ont point empêchés de pensér a vous et de vous aimér, nulle puissance n’en viendroit a bout! Mais je n’ai pû vous écrire: adieu...
AL : American Philosophical Society Il y auroit bien quelques petites choses a redire a votre logique que vous assurés si bonne mon chér papa— Quand j’étois jeune homme distes vous, et que je jouissois plus des faveurs du séxe qu’a présent, je n’avois point de goutte: Donc , on pourroit répondre a cela—quand je me suis jetté par la fenéstre je ne me suis pas cassé la jambe: Donc; vous pouriés...
AL : American Philosophical Society Je vous renvoye mon chér papa une copie bien propre d’un brouillon que je vous redemande; je ne vous aurois pas cru capable de manquer a votre parolle, vous aviés promis a Brillon de lui rendre la folie qu’un moment de liberté de teste, m’a inspirée pour mon amusement et pour votre distraction; vous deviés vous contentér de la relire; primo, vous en avés...
AL : American Philosophical Society Mon premier soin avant de rentrer chés moi a été d’aller demander a Mr le curé si les porteurs de Mr Terrasson étoient des doméstiques a lui et si cela le gésneroit [de] vous les préster, le curé m’a dit que les porteurs étoient deux ouvriérs du village qui appartenoient a tous ceux qui les payoient; j’en ai fait venir un qui vous reméttra cette léttre et...
AL : American Philosophical Society Il m’est impossible mon bon papa d’allér ce matin déjeunér avéc vous; je suis toujours foible, souffrante et de plus fort affligée du désastre de la maison Bouffé vous sçavés combien ces dames sont mes amies! Faittes moi l’amitié mon chér papa de témoignér a mdes de Boullainvilliér et de Tonnére combien je suis chagrine de pérdre l’occasion de me trouvér...
AL : American Philosophical Society J’ai été dans un état violent, et je suis excéssivement foible; quand vous voudrés me venir voir un moment, je vous recevrés avéc grand plaisir, mais de longtems je ne pourrai vous allér chérchér:/: Mon ami ma machine est foible, le sort m’a déstiné a souffrir, je souscris a cét arrést, n’y pouvant rien changér; je n’ai rien a me reprochér je fais de...
AL : American Philosophical Society Je voulois vous écrire avant hiér mon bon papa; mr votre fils vint me voir et je le chargai de vous dire que je vous attendois hiér; hiér vos affaires vous ont empêchés de venir; aujourd’hui mon coeur Souffriroit trop s’il se refusoit au besoin de vous dire qu’il vous aime: aimér, le dire, avoir besoin d’éstre aimé, est d’une aussi grande nécéssité a l’éstre...
AL : American Philosophical Society D’aprés l’attachement que l’on me connoist pour vous mon aimable papa on me tourmente sans césse pour vous demandér des léttres de recomandations pour l’amérique; la crainte de vous importunér me fait refusér asses constament ces sortes de commissions, je n’ai cependant pûë ne pas me chargér de vous en demandér une pour un homme qui appartient et intérésse...
AL : American Philosophical Society J’ai reçu ce matin votre seconde léttre mon bon papa, je n’ai pû lire sans attendrissement que vous aviés été malade; consérvés vous! Le bonheur de vos amis, le repos, la gloire de l’amérique l’éxigent: j’irai vous rétrouver jeudi vingt cinq, je compte arrivér pour disnér, vous diraisje le plaisir que j’aurai a vous revoir, non cela se sent et ne s’éxprime...
AL : American Philosophical Society La vie de l’homme est bien courte, et pourtant il désire sans césse ce qui l’abbrége: enfant, il veut éstre grand garçon; marié il veut avoir des enfants; il ne les à pas obtenu qu’il désire les voir grandis ensuitte il désire leur établissement; plante t’il, il voudroit déja jouir de l’ombre de ses arbres; bastit il, dés la fondation de son bastiment il...
AL : American Philosophical Society Je vous assure mon bon papa que je méttrai toute mon attention a ne pas trop donnér pour les siffléts; s’ils n’ont guérre couttés a ma bourse, ils ont couttés chérs a mon coeur et votre léttre me prouve bien plus encore que mon éxpérience et mes refléctions, que j’ai souvent payés bien chérs de mauvais sifléts: j’ai cru par éxemple que lorsque j’aimois on...
AL : American Philosophical Society Je ne vous écrirai qu’un mot aujourd’hui mon bon papa, j’ai plusieurs choses indispensables a faire, moins agréables sans doutte que de causér avéc vous; mais le devoir avant tout, ou je ne serois pas la digne fille de mon papa: Oseroisje encore vous rappeller que vous m’avés promis de m’écrire, qu’il y a 16 jours que je vous ai quitté et que je n’ai entendu...
AL : American Philosophical Society Si je le voulois bien mon bon papa j’aurois le droit d’éstre un peu fâché contre vous; me voici sans reproches a ma troisieme épistre, et de vous pas un souvenir, pas le moindre petit mot. … Mon ésprit est de mauvaise humeur en vérité; pour mon coeur il vous aime tant qu’il vous éxcuse encore; il dit, ce papa si bon aura eu des affaires—peut éstre un peu de...
AL : American Philosophical Society Je paye éxactement mes déttes mon bon papa. Vous avés dû recevoir une léttre mecredi en voici une pour samedi; je ne suis pas de ceux qui disent, il faut se méttre a l’aise avéc ses amis. Si l’on ne leur tient pas ce qu’on leur a promis dans de petites choses, ils doivent éstre sur que nous ne négligerions pas les grandes—un grand sérvice est chose rare, et...
AL : American Philosophical Society Me voila donc réduitte a vous écrire mon bon papa et a vous dire que je vous aime; il étoit plus doux sans doutte de vous le laissér lire dans mes yeux; comment vaisje passér les mercredis et les samedis—point de thé, point d’échécs, point de musique, point d’éspérance de voir, d’embrassér mon bon papa—il me semble que la privation que j’éprouve de votre...
AL : American Philosophical Society J’ai appris hiér au soir que mr votre fils alloit bientost partir et qu’il étoit aide de camp de mr de la fayétte; ils sont faits l’un et l’autre pour se distinguér et il est juste que votre enfant aille déffendre la libérté que votre sagésse a procuré a l’amérique; mais je vous plains mon bon papa, il en couttera a votre áme d’estre séparé de votre aimable...
(I) and (II) AL : American Philosophical Society Mon chér papa, monsieur le Comte de Stroganoff vient de nous proposér d’allér voir le sérvice de l’impératrice de Russie a la manufacture de séve; s’il vous convient d’y venir avéc nous, nous vous donnerons le thé au retour: un mot de réponse a votre fille; nous partirons a 5 heures précises: La fille du papa ne pouvant se résoudre a passér une...
AL : American Philosophical Society J’aurois cértainement un grand plaisir mon bon papa á devinér des énigmes que vous auriés faittes, et a taschér de découvrir vos secréts; cependant cet espéce d’exercisse entraisne avéc lui une sorte de fatigue, que je n’éprouve point en lisant vos léttres; la vértu, la sagésse s’y montrent a découvért; j’y trouve des conseils dictés par une áme dont la...
AL : American Philosophical Society Vous avéz bien raison mon bon papa, nous ne devons faire consistér le véritable bonheur que dans la paix de l’áme; il n’est pas en notre pouvoir de changér le caractére des gents avéc lesquels nous vivons n’y d’empeschér le cours des contrarietés qui nous entourent; c’est un sage qui parle et qui tasche de consollér sa fille trop sensible en lui enseignant...
AL : American Philosophical Society Mon áme est plus calme mon chér papa, depuis qu’elle s’est déchargée dans la vôtre; depuis qu’elle ne craint plus que mile j + + ne se retire chéz vous, et n’y fasse votre tourment et celui de votre chér fils: plus je refléchie a sa démarche à ce sujét et a la proposition que vous a fait mr de C++, moins je conçois qu’un homme de son age, qui est peu venu...
AL : American Philosophical Society Je vous remércie bien mon bon papa de l’intérést que vous prenés a ma santé, elle est moins mauvaise mais mon áme est bien malade; c’est cétte áme honneste et trop sensible qui me mine et me tuë: il m’est absolument nécéssaire d’avoir avéc vous une convérsation longue et détaillés; je veux que vous connoissiés a fond mon coeur et ceux qui l’ont bléssé d’une...
AL : American Philosophical Society J’envoye sçavoir de vos nouvélles mon bon papa, et vous demandér si vous viendrés ce soir prendre le thé je n’appuyerés pas sur le plaisir que vous nous ferés de peur de gesnér votre volonté; mais je vous observerés que vous trouverés un grand fauteuil, un tabourét pour reposér vos piéds; qu’il faudra venir avéc vos souliérs de goutte, que nous n’aurons...