Thomas Jefferson Papers
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Pierre Samuel Du Pont de Nemours to Thomas Jefferson, 31 March 1811

From Pierre Samuel Du Pont de Nemours

Paris 31 mars 1811.

Mon très respectable Ami,

Je Sais que mon ouvrage Sur les Finances des Etats-Unis vous est parvenu, et je Suis bien curieux d’apprendre quelle en a été votre opinion?

Je le crois encore un peu prématuré, grace au ciel; mais le moment où Ses principes pourront, devront peut-être; être Soumis à la consideration de vos hommes d’Etat S’approche d’année en année. Et il est bon d’y Songer d’avance.

Avez vous jugé que cet écrit méritât d’être communiqué à Mr Madison et à Mr Galatin?

Ce que je désire surtout pour lui, c’est votre suffrage. Toutes les idées qui auront l’approbation d’un Philosophe et d’un Législateur comme vous, Seront un jour utiles à votre Pays et au monde.

Je joins ici un autre ouvrage beaucoup moins important, quoiqu’il ait eu auprès de notre Classe le Succès1 d’empêcher que le talent ne l’emportât sur la vérité, et ne fit décerner à Mr De Rulhiere le prix d’Histoire.

Bien dire me parait en toute langue un avantage Secondaire, auquel il ne faut cependant pas renoncer quand on peut l’atteindre. Savoir ce dont il est question, bien observer, bien raisonner, dire vrai, juger avec impartialité: c’est ce que doit faire un Historien. Il ne faut calomnier ni les Peuples, ni même les Rois. Ces pauvres Rois Sont assez malheureux quand ils ont quelque vertu, et font assez de malheureux quand leurs vertus sont dénuées de lumieres, pour qu’il ne faille pas leur tenir compte et de leurs lumieres, et de leurs bonnes intentions lorsque2 celles-ci ont de la perséverance.

Je ne Sais encore quand je Serai libre de retourner vous voir et porter le tribut de mes derniers jours à vos nobles et Sages Citoyens, qui Sont maintenant, l’unique espoir du monde. J’ai encore un volume des Oeuvres de Mr Turgot Sous presse, et les formalités nouvelles établies pour la censure des Livres font marcher l’impression avec beaucoup de lenteur.

En attendant, je me suis chargé de l’organisation des secours à domicile que réclament les Indigens de Paris, et que leur doit l’Administration des Hopitaux et des Hospices à laquelle le Gouvernement remet à cet effet des fonds, il est vrai insuffisans, mais donnés à tres bonne intention. C’est à l’intelligence à en augmenter l’efficacité. L’ouvrage est difficile, il intéresse vivement le coeur, il demande l’entier emploi des forces du Corps et de l’esprit. Vous trouverez raisonnable que votre vieux Ami y mette Sa peine. Quand la machine sera montée, il suffira d’un Homme de bien, quel qu’il soit, pour la faire marcher; et alors je partirai.

Vous connaissez mon tendre attachement et mon profond respect.

DuPont (de nemours)

Editors’ Translation

Paris 31 March 1811.

My very respectable Friend,

I know that you have received my work on the finances of the United States, and I am very curious to find out what you think of it.

I believe it to be a little premature, thank God; but the moment when its principles can, and perhaps must, be submitted to the consideration of your statesmen draws nearer and nearer every year. And it is good to think about it ahead of time.

In your judgment, does this work deserve to be sent to Mr. Madison and Mr. Gallatin?

Your approval of it is what I desire most. Any ideas that have the approbation of a philosopher and legislator like you will one day be useful to your country and the world.

Enclosed herein please find another work, much less important, although in our class it helped truth gain a narrow victory over cunning, and it kept Mr. De Rulhiere from winning the prize for history.

I think that expressing oneself well in any language is a secondary advantage, which however one must not renounce when achievable. To master one’s subject, observe well, reason well, tell the truth, and judge with impartiality, this is what makes a historian. One must not slander people, not even kings. These poor kings are unhappy enough when they have some virtue, and make enough people unhappy when their virtues lack enlightenment, and one must not hold their enlightenment and good intentions against them when they go on and persevere.

I do not yet know when I will be free to return to see you and offer the tribute of my last days to your noble and wise citizens, who are now the only hope for the world. I still have a volume of Mr. Turgot’s works in press, and the new censorship regulations make book publishing go very slowly.

In the meantime, I have taken charge of organizing the at-home assistance claimed by the natives of Paris, owed to them by the hospitals and hospice administration, and to which the government grants funds, insufficient it is true, but given with the best of intentions. It is up to intelligence to increase the effectiveness of these funds. The work is difficult, it strongly engages the heart, it demands one’s whole body and spirit. You will find it reasonable that your old friend should give of himself. When the machine is set up, one good man, whomever he may be, will be enough to keep it going; and then I will leave.

You know my tender attachment and profound respect for you.

DuPont (de Nemours)

RC (DLC); at head of text: “a Thomas Jefferson Ancien Président des Etats-Unis”; endorsed by TJ as received 7 July 1811 and so recorded in SJL. Tr (DeGH: H. A. Du Pont Papers, Winterthur Manuscripts); posthumous copy. Translation by Dr. Genevieve Moene. Enclosure: Du Pont, Mémoires soumis à la Troisième Classe de l’Institut, Sur plusieurs Ouvrages historiques, et particulièrement sur celui de M. de Rulhière, intitulé: De l’Anarchie de Pologne, concourant pour les Prix Décennaux (Paris, 1810).

TJ had already shared Du Pont’s ouvrage sur les finances des etats-unis with James Madison and Albert Gallatin (Du Pont to TJ, [ca. 28 July 1810], and note). Du Pont belonged to the third classe of the Institut de France, which concerned itself with ancient history and literature. The enclosed work contains discourses that Du Pont presented at meetings of this group on 24, 31 Aug., and 7 Sept. 1810, in which he successfully opposed the posthumous award of its book prize to Claude Carloman de Rulhière for his Histoire de l’Anarchie de Pologne, et du Démembrement de cette République, 4 vols. (Paris, 1807; Sowerby, description begins E. Millicent Sowerby, comp., Catalogue of the Library of Thomas Jefferson, 1952–59, 5 vols. description ends no. 255), which suggested that anarchy in Poland had led to its dismemberment. The book was instead accorded honorable mention (Ambrose Saricks, Pierre Samuel Du Pont de Nemours [1965], 327–8).

1Preceding two words interlined.

2Manuscript: “lorque.”

Index Entries

  • Du Pont de Nemours, Pierre Samuel; edits Turgot’s Oeuvres search
  • Du Pont de Nemours, Pierre Samuel; letters from search
  • Du Pont de Nemours, Pierre Samuel; Mémoires soumis à la Troisième Classe de l’Institut search
  • Du Pont de Nemours, Pierre Samuel; on American financial system search
  • Du Pont de Nemours, Pierre Samuel; taxes search
  • French language; letters in, from; P. S. Du Pont de Nemours search
  • Gallatin, Albert; and P. S. Du Pont de Nemours’s treatise on taxation search
  • Histoire de l’Anarchie de Pologne, et du Démembrement de Cette République (Rulhière) search
  • Institut de France; and P. S. Du Pont de Nemours search
  • Institut de France; members of search
  • Jefferson, Thomas; Books & Library; works sent to search
  • Madison, James; and P. S. Du Pont de Nemours’s essay on American financial system search
  • Mémoires soumis à Troisième Classe de l’Institut (Du Pont de Nemours) search
  • Oeuvres (A. R. J. Turgot) search
  • Poland; government of search
  • Rulhière, Claude Carloman de; Histoire de l’Anarchie de Pologne search
  • taxes; P. S. Du Pont de Nemours on search
  • Turgot, Anne Robert Jacques; Oeuvres search