Benjamin Franklin Papers
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To Benjamin Franklin from the Comtesse d’Houdetot, 10 March 1784

From the Comtesse d’Houdetot

LS: American Philosophical Society

paris Le 10. mars 1784.

Rien n’est plus Vray, Mon Cher Et Venerable Docteur que la Guerison De Mr De Breget a Laquelle il Est impossible D’attribuer aucunne cause aparente que L’application Du Magnetisme.5 J’ay Eû ce Matin une Conversation a fond Sur Son traitement avec un De Ses amis qui n’a pas quitté Son Chevet Depuis le Commencement De Sa Maladie, Et qui m’a Confirmé, que Condamné par Les Medecins on a Envoyé Chercher Deslon6 qui la traité avec un De Ses Diciples, nommé Bien Aimé: ils Sont arrivés Le Cinq De La Maladie ont Suprimé tout Remede, oté Les Vessicatoires Etablies Et ont Borné Leur traitement a L’administration Du Magnetisme nourrissant le Malade avec De L’Eau D’orge Et De La Limonade Le premier jour, Ensuitte Bouillon Et Gelée De Viande puis De La nourriture Solide. Les accidents ont Etés Encore assés Graves quoique Diminues jusqu’au Sept qu’ils ont Encore Diminués Et ont Disparû Le huit Et Le neuf; Le Malade Se Sentant Si Bien qu’il S’est Levé Et a fait Sa toilette, il Revient ce Soir a paris quitte De Sa Maladie Et Enchanté comme Vous pouvés penser De Son traitement. Je me Borne a Vous Dire Les faits que Vous avés Demandés. Il m’Est fort Dificile De Croire ce que je ne puis Comprendre, je n’ay aucunne opinion Sur ce prodige Mais je Serais Bien Charmée De Sçavoir La Vôtre. Versailles Retentit de ce Miracle, j’aurais Desiré que quelque Medecin Eut Suivi Le traitement Et En Eut fait un procès Verbal. Je Verrés Bientot Mr. De Breget Et je Vous ferés passer Les Eclaircissemens que Vous Desirés; Le Detail que je Vous Envoye Me Vient D’un homme qui a la tête tres froide Et qui ne croit pas plus au Magnetisme que Moy, Voila Les faits Dont il a Eté temoin. Adieu Mon Cher Et Venerable Docteur, jay Eté trop heureuse De Vous Voir pour ne pas Chercher Encore à jouir de ce Bonheur Et j’iray assurement Vous Demander a Diné, noubliés pas La personne La plus Remplie De tendresse Et De Veneration pour Vous

La Ctesse d’houdetot

[Note numbering follows the Franklin Papers source.]

5The cure of the military officer Joseph-Philippe, baron de Bréget (XXVII, 79n), was discussed by physician Louis Desbois de Rochefort in Cours élémentaire de matière médicale, suivi d’un précis de l’art de formuler (2 vols., Paris, 1789), I, 41–2. Desbois de Rochefort visited Bréget with Deslon, who had magnetized him, and decided that his recovery from pneumonia could be easily explained by causes other than the application of animal magnetism. Bréget may have been the “Baron de ***” whose case was mentioned in the Aug. 11, 1784, report of the royal commission to investigate animal magnetism (summarized below) as the one most often cited as proof of the existence of “Magnétisme.” The commissioners cautioned against the fallacy of ascribing curative powers to any one treatment on the sole basis of the patient’s having subsequently recovered: Rapport des commissaires chargés par le Roi, de l’examen du magnétisme animal (Paris, 1784), p. 12.

6Charles-Nicolas Deslon (d’Eslon), regent doctor of the Faculté de medecine and physician-in-ordinary to the comte d’Artois, met Mesmer in September, 1778, and soon became the leading French advocate of animal magnetism. In 1780 he published Observations sur le magnétisme animal in an attempt to convince his colleagues on the Faculty of the legitimacy of Mesmer’s methods. Instead, the Faculty censured Deslon, suspended him for a year from all its assemblies, and required him to disavow his book within a year or face expulsion. A decree of Aug. 20, 1782, excluded Deslon from the Faculty’s meetings for another two years, when his expulsion would become final, if he remained unrepentant: DBF; A. Pinard et al., eds., Commentaires de la Faculté de médecine de Paris, 1777 à 1786 (2 vols., Paris, 1903), II, 567–73, 943–4.

In late 1783 Mesmer and Deslon turned against each other publicly in letters to the Jour. de Paris. On Nov. 25 Mesmer accused Deslon of trying to steal his discovery (which Mesmer regarded as his property) and of breaking their written contract by treating patients without fully understanding Mesmer’s method. On Dec. 28 Deslon responded that it was Mesmer who had broken the contract by failing to teach Deslon his method. Deslon claimed that his treatments were based on his own research: Jour. de Paris, supplements to issues of Dec. 13, 1783, and Jan. 10, 1784.

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