Benjamin Franklin Papers
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To Benjamin Franklin from Jean-Baptiste LeRoy, 3 January 1775

From Jean-Baptiste LeRoy

ALS: American Philosophical Society

3 Janvier 1775

Je n’ai reçu Monsieur et cher confrère votre lettre et le Pacquet que vous avez bien voulu m’envoyer qu’il y a quelque temps et alors J’etois un peu malade de m’être trop echauffé à travailler cet automne. Je me porte beaucoup mieux actuellement et je profite de l’Occasion de M. Wildman pour vous écrire un petit mot.

Je ne doute pas que le Parlement mieux éclairé sur les Interêts de la nation britannique ne revienne aux voyes de la douceur et qu’on n’ajoutera ce nouveau trait à votre eloge que vous avez beaucoup contribué à rétablir l’union entre la Metropole et ses colonies du Nord de l’Amérique. J’ai lu avec grand plaisir dans une Gazette Angloise que la Pensylvanie vous a nommé de nouveau son agent auprès de la cour britannique.3 Il faut que je me plaigne de vous comment vous imaginez que les diffèrrens de vos compatriotes ne m’intéressent pas quoique né sous un gouvernement monarchique vous avez pu voir dans nos diffèrrens entretiens, que je me rappelle toujours avec plaisir, que je n’en prise pas moins la liberte et qu’en consequent Je prends le plus grand Interêt in The Struggle of your worthy Americans for their Liberty. J’ai été enchante de la Sagesse de la modèration et en même temps de la fermeté qui regne dans les avis du committé de Philadelphie a ses constituents et les raisons de M. Dickenson m’ont paru victorieuses en faveur de sa cause.4 M. De Malesherbes est si accablè d’affaires que je n’ai pas encore pu le Joindre pour lui faire part de tout ce que vous me mandez pour lui il est dans ce moment l’idole de Paris et de la Nation il sera élu de l’Academie Françoise le 12 de ce mois à la place d’un academicien, M. Du Pré de St. Maur, mort depuis quelque temps et ce sera unaniment ou par acclamation. Je vous envoye avec cette lettre les Discours quil a prononcès à sa reinstallation et dans une autre circonstance.5 Pardon je ne puis vous en dire davantage et Je suis obligé de finir en vous assurant de la Sincère et tendre amitié que vous m’avez Inspirée et avec laquelle Je serai pour toute la vie quelque region que vous habitiez Monsieur et cher confrére Votre très humble et très obéïssant Serviteur

Le Roy

J’espere bien que vous voudriez bien ne pas m’oublier auprès de M. Le Chevalier Pringle et de M. Walsh et leur dire que je leur souhaite dans cette nouvelle année comme à vous la meilleure santé et tout ce que peut contribuer à leur bonheur. Vous voudrez bien dire à M. Walsh que j’ai reçu son présent6 dont je le remercie bien.

[Note numbering follows the Franklin Papers source.]

3BF’s reappointment (above, Oct. 15) was announced in the London Chron. of Dec. 20–22, 1774.

4The resolves were those of a provincial convention that met in Philadelphia the previous summer and recommended to the Assembly instructions for its delegates to the Continental Congress. The resolves and instructions, and a long disquisition on their background, were published together: [John Dickinson,] An Essay on the Constitutional Power of Great-Britain over the Colonies in America … (Philadelphia, 1774). The pamphlet was issued at the beginning of September (Pa. Gaz., Sept. 7); we assume that BF received copies, sent one in the “Pacquet” that LeRoy acknowledges in his first sentence, and in his letter—now lost—identified the anonymous author.

5The loss of BF’s letter is unfortunate because it touched on his relationship with Lamoignon de Malesherbes, whom he had met in 1769 and subsequently described as “a particular Friend” (above, XVI, 207 n; XIX, 372 n); no correspondence between them is extant until some years later. At the accession of Louis XVI in 1774 Malesherbes had been recalled from exile, as earnest of a more liberal era, and reinstated as head of the Cour des aides. His speeches were delivered on Nov. 12 and 21, 1774: Discours … lors du rétablissement de la cour [des aides] … ([n.p., 1774]) and Discours du … jour de la rentrée de la dite cour, ([n.p., 1774?]). The academician whose place Malesherbes took was an economist, Nicolas-François Dupré de Saint Maur (1695–1774).

6Doubtless his pamphlet on the torpedo fish: above, XX, 258 n.

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