Benjamin Franklin Papers
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From Benjamin Franklin to Pamphili: Observations and Note on American Catholics, [before 27 August 1783]

To Pamphili: Observations and Note on American Catholics4

(I) and (II) Copy:5 Archives of the Congregatio de Propaganda Fide

[before August 27, 1783]6

I.

Observations Sur la Notte de M. Le Nonce Apostolique

M. Franklin après avoir lu la notte de M. Le Nonce et y avoir murement réflechi, croit absolument inutile d’envoyer cette notte au Congrés, qui d’après Ses Pouvoirs et Ses constitutions ne peut ni ne doit dans aucun cas Se mêler des Affaires Ecclesiastiques d’aucune Secte ni d’aucune Religion établie en Amérique. Chaque Etat particulier S’est reservé par Ses propres constitutions le droit de protèger Ses membres, de tolérer leurs opinions Religieuses, et de ne S’en mêler en aucune façon tant qu’Elles ne troubleroient point l’ordre civil.

M. Franklin pense donc que la Cour de Rome peut prendre d’elle même toutes les mèsures utiles aux Catholiques d’Amèrique, Sans blesser les Constitutions, et que le Congrés ne manquera pas d’approuver tacitement le choix qu’Elle voudra faire de concert avec le Ministre des Etats unis, d’un Ecclesiastique françois toujours residant en france, qui conduira par l’entremise d’un Suffragant residant en Amèrique toutes les affaires Spirituelles des Catholiques qui vivent ou qui voudront S’établir dans ces Etats.

Outre beaucoup de raisons politiques qui peuvent faire dèsirer cet arrangement M. Le Nonce Apostolique doit y en voir beaucoup d’autres qui peuvent être favorables aux intentions de la Cour de Rome./.

II.

Notte Sur les Catholiques Américains.

La Revolution d’Amèrique Sèparant les interêts des Colonies de ceux de la Métropole, change ainsi les rapports qui lioient les Catholiques Amèricains avec ceux qui vivent Sous la domination Angloise. L’unité du gouvernement actuel Semble mème èxiger qu’on tende a diminuer et affoiblir ces Liaisons en ôtant toute influence au Ministère Britannique Sur les Sujets des Etats unis.

Il n’existe dans la plupart des Colonies aucune fondation, aucun revenu fixe pour l’entretien d’un Clergé de quelque Religion que ce Soit, la Lègislation envisageant cet objet Sous le point de vüe d’une liberté plus gènérale, n’a point voulu faire une Surcharge publique d’une imposition qui pourroit n’être que volontaire et particuliere.

Il n’existe point non plus de Collége ni d’ètablissement public pour l’instruction nècessaire à un Ecclèsiastique Catholique, voila deux points ègalement essentiels à considerer.

Il existe en France 4. Etablissemens de moines Anglois dont le revenu total peut se monter à 50. ou 60 mille livres. Ces Moines Sont en petit nombre. La disette de Sujets rend ceux qui restent au moins inutiles.

Il Seroit possible que le Roi de France pour complaire à la Cour de Rome et resserrer les liens d’amitié avec les Etats unis permit que ces ètablissemens Servissent à former, instruire et faire Subsister en partie les Ecclesiastiques qui Seroient employés en Amérique.7

Il conviendroit pour mieux remplir l’objet qu’un des Evêques nommè par le Saint Siége fut un Sujet du Roi residant en france, toujours à portée d’agir de concert avec le Nonce de sa Sainteté, et le Ministre Amèricain, et de prendre avec eux les moyens de former les Ecclesiastiques agrèables au Congrés et utiles aux Catholiques Amèricains./.

[Note numbering follows the Franklin Papers source.]

4The only known versions of these undated responses to Pamphili’s note of July 28 are the copies that Pamphili sent to Cardinal Antonelli on Sept. 1. In his cover letter Pamphili explained that after acknowledging receipt of them, he had communicated their contents to Vergennes and begged him to facilitate the establishment of a college in France that would educate priests destined to serve in America. Vergennes had pledged his assistance and suggested that the nuncio consult the bishop of Autun, who might help establish a college in one of the coastal cities such as Saint-Malo or Nantes. First, however, the church would have to raise the requisite funds and determine how many priests would be needed. Pamphili met with Marbeuf, the bishop of Autun, on Aug. 27. Three days later they met with Vergennes, and all agreed on the importance of the project. Having explained this history, Pamphili asked Antonelli to send whatever information was available on the mission in North America; after receiving his response, the nuncio would ask Vergennes to consult La Luzerne on how many priests were already in America and how many were needed. English translations of the nuncio’s Sept. 1 letter and BF’s memoranda are in Jules A. Baisnée, France and the Establishment of the American Catholic Hierarchy: the Myth of French Interference (1783–1784) (Baltimore, 1934), pp. 50–4; see also pp. 27–31. For the letter in its original Italian see Carl R. Fish, ed., “Documents relative to the Adjustment of the Roman Catholic Organization in the United States to the Conditions of National Independence, 1783–1789,” American Hist. Rev., XV (1909–10), 805–8.

5Enclosed in Pamphili’s Sept. 1 letter to Antonelli; see the annotation above. The nuncio prefaced them with a copy of his own July 28 note, marked “A”. BF’s responses were marked “B” and “C”.

6The day Pamphili met with the bishop of Autun, after having discussed BF’s responses with Vergennes; see the annotation above. The date of his initial meeting with Vergennes is not known.

7Pamphili warned against this suggestion in his cover letter to Antonelli. The cardinal’s reaction was unequivocal: “The proposition of Mr. Franklin, to suppress the four monasteries of English Benedictines that exist in France, should be rejected, without further discussion.” Baisnée, France and the Establishment of the American Catholic Hierarchy, pp. 52, 54.

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