Benjamin Franklin Papers
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To Benjamin Franklin from the Farmers General, [17 July 1783]

From the Farmers General5

Press copy of copy:6 American Philosophical Society

[July 17, 1783]

Monsieur,

Suivant le compte arrêté entre vous et nous, le 17. Novembre 1781,7 Il reste du à la Ferme Générale, sous le nom de David,8 une Somme de huit cent quarante Six mille Sept cent soixante dix livres quatorze Sols cinq deniers, et ce Debit, comme vous sçavés, est le restant d’un million que nous avons prêté aux Etats Unis, pour la valeur du quel ils devoient nous fournir des Tabacs à quarante Livres le quintal, rendu dans nos Ports, ce qui n’a été exécuté que pour la Somme mentionnée dans le Compte que nous avons l’honneur de vous rapeller.

Le Bail de David est expiré depuis trois ans, et nous sommes occupés, Monsieur, à terminer les Liquidations relatives à ce Bail; Nous desirons beaucoup, en consequence, que vous veuillés bien acquitter l’engagement que vous avez contracté avec nous; Nous ne vous en avons point parlé pendant la durée de la Guerre, Nous ne reclamons point les Intérêts de la Somme prêtée, mais le Retour de la paix, et l’Expiration, déja ancienne du Bail de David, seront sans doute pour vous, comme pour nous, des motifs pressans de terminer cette affaire.

Sa Conclusion naturelle seroit l’acquitement du Solde du Compte, le traité n’ayant point été executé, et le Bail de David étant expiré, mais nous pensons, Monsieur, qu’elle pourroit finir dans les mêmes Principes qui l’ont fait naitre, et que les Etats Unis pourroient acquiter la Somme qui nous reste dûe, en nous fournissant sa Valeur en Tabac, et nous vous prions d’en faire la proposition au Congrès, en lui rappellant tout ce qui s’est passé entre vous et nous, au sujet de cette Affaire.

Si elle est acceptée, comme nous l’esperons, il conviendroit, Monsieur, que M. Morris, chargé du Département des finances, nous expédiat à compte, une Cargaison de Tabac pour le port du Havre; Nous repartirions les matieres dans les Manufactures du Havre, Dieppe et Paris, au moyen de quoi nous serions en état de faire connoitre promptement à M. Morris, l’Opinion que nous aurions de son Envoy, quant à la Qualité; il nous adresseroit une facture qui nous indiqueroit les Prix d’achats, et tous les frais faits en amerique, et y joindrait un connoissement qui nous annonceroit le Prix du Fret.

Nous ne fixons aucuns Limites à M. Morris, pour l’objet du Chargement, et naturellement il doit être reglé suivant le Port du Bâtiment qu’il aura occasion de freter; nous demandons quant au prix du Tabac, qu’il soit combiné, de maniere que celui d’achat, tous les frais d’Amerique, La Commission, et le fret, reünis ensemble, n’en portent point la Valeur, à l’arrivée au port du havre, audessus des quarante livres par quintal, rendu dans nos ports, qui avoient été convenus entre vous et nous, lors du prêt dont nous sollicitons le Remboursement; Nous ne déterminons pas le Tau de la Commission qui doit entrer dans le prix combiné, et, pour le chargement en question, nous nous en rapportons à ce que fera M. Morris; nous observons seulement qu’elle est de deux pour cent dans les opérations ordinaires du Commerce, et qu’elle doit naturellement diminuer, suivant l’importance des objets.

Nous Sommes persuadés, Monsieur, que l’Essay dont il s’agit nous mettra dans le Cas de souhaiter que toute la Somme qui nous est due soit [acqui]ttée par la même voye; Nous verrons avec plaisir que ce soit l’occasion d’une Correspondance entre M. Morris et nous; ses lettres alors devront être adressés à Mrs. les Fermiers Généraux du Bureau des achats du Tabac, à l’hotel des Fermes à Paris.

Cette correspondance peut avoir des Suites beaucoup plus interessantes que l’objet qui nous occupe, dans le moment; Cette perspective, sans doute, n’échapera point à M. Morris, et s[achant(?)] que vous avez la bonté de nous dire de ses Principes et de ses Talents, nous verrions avec plaisir que nos Relations avec lui se multipliassent; Nous vous serions très redavables, Monsieur, de lui recommander nos Intérets et nous reclamons vos bons offices pour la Conclusion de l’affaire qui donne lieu à la présente.

Nous sommes avec Respect, Monsieur, Vos tres humbles et très obeissants Serviteurs.

(signé) DeLaage. DE LA Hante. Pignon. St. Amand.9

Copie d’une Lettre de Messrs. les Fermiers Généraux à Mr. Franklin, datée de Paris le 17. Juillet 1783.

[Note numbering follows the Franklin Papers source.]

5Written after the farmers called on BF to discuss how America might begin to repay its debt. BF recommended that they write to Robert Morris, but they addressed their letter to him instead; see BF’s memorandum to the farmers general, [before July 17].

6Made from the copy by L’Air de Lamotte that BF sent Morris on July 27. An English translation is published in Morris Papers, VIII, 347–8.

7XXXVI, 145n.

8Laurent David held the lease of the farmers general from 1774 to 1780: Price, France and the Chesapeake, I, 370.

9Clément de Laage, Jacques de la Hante, Michel Pignon, and Alexandre-Victor de Saint-Amand, for whom see Morris Papers, VIII, 348n, and Yves Durand, Les Fermiers Généraux au XVIIIe siècle (Paris, 1971).

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