George Washington Papers

To George Washington from Louis Busque, 6 January 1794

From Louis Busque

A Son Excéllence Washington, président du congrés des Etats unis de l’amérique

A Baltimore Le 6 janvier 1794

Général,

Ecrire au Réstaurateur de La Liberté américaine! Ecrire a ce Républicain! on dévine aisément que c’est a Washington, qu’on parle: Lui Rappéllerons nous qu’il a degagé son pays des préjugés qui Le dégradoint, qu’il a terrassé Le déspotisme en Rappellant Le peuple américan a Sa grandeur! et qu’il a donné ce ton mâle d’Enérgie á l’homme pour Lui faire connoître ce qu’il est ⟨a⟩ nous Sa modéstie me Le défend, et Sa délicatesse me dispense de cét Eloge. Essayons de Lui éxposèr nôtre Situation avec une plume Simple, La Seule qui puisse Lui convenir.

je mêtts Sous Les yeux de Son Excèllence que jai été victime des criminalistes qui ont pérdu nôtre colonie, et que j’ai été En Butte a La faction des Emissaires de L’ancien gouvernement pour avoir manifesté de patriotisme, et fait des Efforts pour Sauver St domingue; ces vértus dans un chéf de La garde nationale, ont été considerées comme des crimes aux yeux des Ennémis implacables de La République française, qui avoint Résolu d’anéantir un pays jadis aussi fortuné. a ces traits d’horreur on Recconnoît Bien Les commissaires nationaux civils, qui ont massacrés incendiés, ambarqués, et proscrits Le Restes des français Le plus Réccommandables, dévoués entiérement a La constitution Républicaine, et tout ce qu’ils poccédoint a tombé au pouvoir de Leurs Ravisseurs. á péine Suis-je Echappé au couteau de Ses assassins, que je Rétrouve dans La pérsonne du ministre Génét, un 3me commissaire, qui n’a pas moins de cruauté que Les polverél et Sonthonax, de Laisser périr de misére et de faim Les français, qui Lui demandent sécours et assistance; ainsi général, mourir d’une maniére ou d’autre c’est toujours mourir, et cétte Barbarie Remplit Entiérement Le plan de nos Ennèmis conjuré et pour Rendre nôtre position plus amére, ce ministre infidélle Répend avéc profusion hor de La République a Ses ennemis, en abusant une infinité des français qui ne Savent ou donnér de La tête.1 Le coeur me saigne Républicaine général, de voir une partie des français Répendus dans vôtre continent faire des voeux pour La pérte de Leur mére patrie, et non Se joindre a ceux des véritables français, qui ne céssent d’en faire pour La Réütssitte de Ses armes contre toute L’europe. mais Le tems approche? Les ennemis commencent a Se confondre. cet Espoir me Rédonne La vie! et tout Séra compensé. á Se tableau Washington Sensible, Recconnoîtra Lâme franche d’un colon français, qui a eu L’honneur de combattre dans Les grénadiéres de gatinois, pour accélérér la Reduction d’York; et faire mêttre Bas Les armes a Ses Ennémis et attend de Sa Bonté facile des Sécours de Son Excéllence, qui n’a peu obténir du Répresentant de Sa Nation

Salut,

Busque
Chef du 1er Bataillon de La
garde nationale du port au prince

a Son Excéllence Washington addrésse poste Réstante

ALS, DNA: RG 59, Miscellaneous Letters. The docket on this letter identifies the writer as Louis Busque. He was one of many refugees who fled to the United States in 1793 to escape the ravages of a civil war in the French colony of Saint Domingue. According to his letter, Busque was the commander of the national guard battalion stationed at the colony’s capital of Port-au-Prince. During the Revolutionary War, he served as a grenadier in the Gâtinais regiment. This regiment, Busque reminds GW, was responsible for the seizure of Redoubt No. 9 at Yorktown on 14 Oct. 1781 (see Rice and Brown, American Campaigns of Rochambeau’s Army description begins Howard C. Rice, Jr., and Anne S. K. Brown, eds. The American Campaigns of Rochambeau’s Army, 1780, 1781, 1782, 1783. 2 vols. Princeton, N.J., 1972. description ends , 1:138–42, 150).

1Busque praises the republican virtues of GW before expressing bitter complaints about the conduct of colonial commissioners Etienne Polverel and Léger Félicité Sonthonax. After criticizing Edmond Genet, the French minister to the United States, for his failure to offer aid to those who had asked for help, Busque asks GW to provide assistance for the French refugees. No reply from GW has been found. On the aid program established by the federal government, see Edmund Randolph to GW, 27 Feb. 1794 (first letter).

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