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Enclosure: Pierre Samuel Du Pont de Nemours’s Notes on the Encouragement of American Manufactures, [ca. 31 March 1816]

Enclosure

Pierre Samuel Du Pont de Nemours’s Notes on the Encouragement of American Manufactures

[ca. 31 Mar. 1816]

Observations Sommaires
Sur l’utilité des Encouragemens à donner
aux Manufactures Américaines


Pour juger quels sont les intérêts que l’on recommande au Congrès, en l’exhortant à donner un grand appui aux Manufactures Américaines, il faut s’être occupé de la Science des Valeurs, et considérer de quoi elles sont composées.

La Valeur des Marchandises manufacturées est formée de l’Addition de plusieurs Valeurs.

1o Celle de la Matière première.—Pour les deux principales Manufactures de l’Amérique, celle des Etoffes de laine et celle des Etoffes de Coton, la Matière première est en totalité Américaine: tout ce qui en sera employé le sera au profit de l’Agriculture des Etats unis; et l’Education des Bêtes à laine peut donner des gains immenses aux Etats de l’ouest.

2o la Valeur des gages ou Salaires des Ouvriers.—C’est la plus considérable de toutes les dépenses de Manufactures. Elle est payée tous les jours; et tous les jours les ouvriers en consomment le prix en pain, Viande, beurre, œufs, lait, fromages, dindons, poulets, légumes et boissons. Toutes ces choses sont vendues par les Fermiers; et toutes ces dépenses au profit de l’Agriculture sont payées comptant, sans fraix de Commission ni de transport, sans dangers de Mer, ni de Corsaires.

3o Le Surplus consiste dans l’Intérêt des Capitaux et les gains ou Salaires dûs aux peines et au travail des Entrepreneurs. Ces deux derniers Articles se confondent ordinairement. Ils passent rarement quinze pour cent du prix de la Marchandise, et sont souvent bornés à dix. D’ici à long-tems, ils ne s’élèveront même pas à ce taux, la concurrence Anglaise est trop puissante.

Il résulte de cet examen du prix des Etoffes Américaines qu’il y en a quatre-Vingt dix ou au moins quatre-vingt cinq pour cent en encouragement direct donné à l’Agriculture.

Et dix à quinze pour cent au plus constituant le profit ou les Salaires—du travail des Entrepreneurs Manufacturiers, et comprenant l’intérêt de leurs avances.

La question pour les Législateurs se réduit donc à dire: “Voulez-Vous donner à l’Industrie Nationale en général un Encouragement qui se partagera, Savoir: quatre-Vingt dix ou au moins quatre-Vingt cinq sur cent, en faveur de l’Agriculture; et seulement dix ou au plus quinze au profit des hommes Industrieux?”

Ces hommes industrieux font de la partie qui leur revient dans le prix de leurs Etoffes, d’abord1 des consommations qu’ils achètent aussi à l’Agriculture, et ensuite2 des improvemens des Améliorations, des extensions à ce genre d’entreprises dont le produit se partagera toujours dans la même proportion, quatre-Vingt dix ou quatre-Vingt cinq pour les Cultivateurs; dix ou quinze pour les Manufacturiers.3 Et dans les improvemens même il y a toujours une grande depense en Salaires d’ouvriers qui passe tout de Suite en consommations au profit divers de l’Agriculture.4

Cette marche peut continuer5 jusqu’à ce que l’Amérique soit partout, complettement et de tous points, parfaitement cultiveé. Il y en a au moins pour Six cents ans; et plus vraisemblablement le Rêgne de la prospérité et de la Population croissante dans les Etats unis sera le Rêgne de Mille ans.

Les heureuses mœurs de cette sage Nation font qu’aucune Entreprise n’y a lieu comme en Europe, au détriment des autres; bien au contraire, toutes S’y entr’aident. L’ingénieuse invention des Banques fait que les Capitaux ne manquent pas, et qu’ils y profitent même avant d’être créés. On est convenu tacitement de se faire au moyen des Banques un crédit mutuel, jusqu’à ce que la chose à mettre en activité y soit parvenue, et qu’elle ait donné les moyens de Se payer elle-même. Il y a peu de pertes, et l’on ne doit les envisager que comme une légère prime d’assurance pour un si grand bien.

Ces Considérations ne regardent que les Richesses, l’abondance, et la prospérité intérieures.

Mais le noble intérêt de l’Indépendance Nationale, celui de ne pas donner à l’Agriculture et à l’Industrie d’une autre Nation ambitieuse, Tyrannique, et jalouse, les moyens d’envoyer et d’entretenir des Armées de Mercenaires dans nos Campagnes, pour les dévaster, dans nos Villes pour les brûler, chez nos Femmes pour les insulter, est d’une bien plus haute importance pour des hommes fiers et libres, pour des Républicains.

MS (DLC: TJ Papers, 200:35609–10); in a clerk’s hand, with emendations by Du Pont; undated. MS (DeGH: Pierre S. du Pont Papers, Longwood Manuscripts); entirely in Du Pont’s hand; undated, but enclosed in a letter to Robert M. Patterson dated 28 Mar. 1816; lacking emendations described in note 4. 1st FC (DeGH: Pierre S. du Pont Papers, Longwood Manuscripts); entirely in same clerk’s hand as DLC MS; undated; text corresponding to version sent to Patterson. 2d FC (DeGH: Pierre Samuel Du Pont de Nemours Papers, Winterthur Manuscripts); entirely in same clerk’s hand; undated; text corresponding to version sent to Patterson. 3d FC (Pierre Samuel Du Pont de Nemours Papers, Winterthur Manuscripts); in same clerk’s hand, with minor emendations by Du Pont and paragraph added in Du Pont’s hand corresponding to the second addition described in note 4; undated. Tr (ViU: FWG); in same clerk’s hand, with addition described in note 4 cleanly incorporated; undated; endorsed by Francis W. Gilmer: “By Mr. duPont (de Nemours.) 1816.”

Writing from Eleutherian Mills on 28 Mar. 1816, Du Pont enclosed a copy of this document to Robert M. Patterson, explaining that “j’ai l’honneur de vous envoyer un petit Mémoire que je crois de quelque importance pour votre Pays. J’en avais fait Sur le même Sujet un plus étendu, moins bon, moins décisif, que j’avais envoyé à Mr duane, qu’il avait reçu avec indulgence, et m’avait promis de traduire, d’inserer dans Sa Feuille. Il n’en a pas eu le tems: ce qui est heureux, puis qu’il en est résulté que je l’ai réduit des trois quarts et rendu infiniment plus clair. Vous m’obligeriez beaucoup de mettre une demie heure à le traduire. Il ne vous couterait pas davantage: et de vous entendre avec Mr duane, pour qu’il le publiât” (“I have the honor to send you a short treatise that I think of some importance for your country. I had written a more extensive one, not as well executed and less decisive. I sent it to Mr. Duane, who received it with indulgence and promised me to translate it and insert it in his paper. He has not had the time, which is fortunate, since in the meantime I have reduced it by three-quarters and made it infinitely clearer. You would oblige me greatly by taking half an hour and translating it. It would not take you longer than that: and if you would do so, arrange with Mr. Duane so that he will publish it”) (RC in DeGH: Pierre S. du Pont Papers, Longwood Manuscripts; at head of text: “au docteur Patterson le Fils”; dateline at foot of text; endorsed by Patterson on last page of enclosure).

The MS in Gilmer’s papers at ViU may not have been enclosed in Du Pont’s letter to him of 4 Apr. 1816. Early in that letter Du Pont states that “Je vous envoie à ce sujet une Observation qui montre comment les Manufactures qui Servent aux besoins du Pays donnent à Son Agriculture quatrevingt dix ou au moins quatrevingt cinq pour cent du prix des choses qu’elles Fabriquent” (“I send you on this subject an Observation which shows how manufactures serve the needs of the country and give its agriculture ninety or at least eighty-five percent of the cost of what they produce”). However, along the left margin of the final page he adds that “Je reçois en ce moment dans l’Aurora du 3 avril, la traduction très bien faite par le Docteur Patterson, des Observations Sommaires dont je vous parlais au commencement de cette lettre; il est donc inutile que je les joigne ici en Français Vous les lirez avec plus de plaisir dans votre langue” (“I receive just now in the Aurora of 3 April the very able translation by Doctor Patterson of the Summary Observations that I mentioned at the beginning of this letter; hence it is unnecessary for me to enclose them here in French. You will read them with more pleasure in your own language”) (RC in ViU: FWG; postmarked Wilmington, 5 Apr.; endorsed by Gilmer as received 10 Apr. 1816). Writing from Eleutherian Mills on 18 Jan. 1816, Du Pont sent President James Madison a more complete version of this essay (RC and enclosure in DLC: Madison Papers; both printed in Gilbert Chinard, The Correspondence of Jefferson and Du Pont de Nemours [1931; repr. 1979], 239–50).

1Word interlined by Du Pont in place of “ou” (“or”). All other texts retain original wording.

2Preceding two words interlined by Du Pont in place of “ou” (“or”). All other texts retain original wording.

3MS in DeGH and 1st and 2d FCs end paragraph here.

4Sentence interlined by Du Pont. In place of this sentence, in 3d FC Du Pont here keyed a note written along the left margin: “La dépense même des improvemens et des extensions Se fait presque entièrement en constructions de bâtimens et de machines; c’est-à-dire en Salaires d’ouvriers qui les traduisent journellement en consommations, tellement que ce qui parait d’abord avoir été donné le plus Specialement a l’industrie repasse de Suite à l’agriculture, et continuera de le faire tant que la nation ne Sera pas réduite à tirer de l’étranger des Subsistances et les matieres de son travail” (“The expenditure even for improvements and augmentations is devoted almost entirely to the construction of buildings and machines, that is to say in salaries for workers who turn these daily into consumption. Hence, even that which appears at first to have been given most particularly to industry passes eventually to agriculture, and will continue to do so as long as the nation is not obliged to import her provisions and work materials”). Text cleanly incorporated in ViUMS.

5In place of this word, in 3d FC Du Pont interlined: “Se prolonger avec des avantages toujours nouveaux” (“continue always with new benefits”). Revision cleanly incorporated in ViU MS.

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