Thomas Jefferson Papers
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C. W. F. Dumas to Humphreys and Short, 6 May 1786

C. W. F. Dumas to Humphreys and Short

La Haie 6e. May 1786.

Je suppose que pendant l’absence de son Excellence Mr. Jefferson mes Lettres sont toujours ouvertes par Mr. Humphrys comme Secretaire de la Légation, et les Incluses pour N. York, après avoir été lues et extraites si on le juge à propos, fermées et acheminées par la voie directe de France, sans passer par le Royaume voisin, où je suis expressément requis par ceux d’ici de ne point faire passer leurs secrets. Je prie Mrs. Humphrys et Short d’agréer mes complimens, et de vouloir bien me faire savoir quand son Exc. Mr. Jefferson reviendra à Paris. V.t.h. & t.o. serviteur,

C. W. F. Dumas

RC (DLC). FC (Dumas Papers, Rijksarchief, The Hague). Although evidently addressed to Humphreys and Short, this letter was retained by TJ and was recorded by him in SJL as received on 10 May 1786. No particular enclosure was mentioned in this letter or in TJ’s reply in his postscript of 10 May (see TJ to Dumas, 6 May 1786), but the present letter must have covered a long one to Jay of the same date, which described affairs in the Netherlands and quoted a letter from Amsterdam on the effect of the note presented by the French ambassador on 21 Apr.: “Les affaires de la Patrie commenceent à aller de mieux en mieux.—A Rotterdam par exemple il ne sera plus possible aux factieux d’y exciter des seditions et peu à peu la ville, d’instrument qu’elle a été jusqu’ici du Despotisme, par l’Oligarchie et l’anarchie, deviendra l’un des plus fermes piliers de la liberté républicaine.—A Utrecht, les affaires s’y arrangeront aussi, et y parviendront à une tranquillité qu’avec l’aide de Dieu on rendra solide et durable.—Que vous dirons-nous de notre Ville? Nous croyons cependant avoir lieu de penser qu’avec un peu de patience, encore tout y tournera bien aussi. Le systême d’une Majorité de Conseillers gagnée par une influence passagere et odieuse, est étranger à la ville, ne lui est pas naturel, et par conséquent ne sauroit durer. La brave Minorité est occupée actuellement à réfuter les dernieres pieces de la Majorité; et nous nous proposons nous autres Citoyens, d’appuyer bientôt par une Adresse sage cette Minorité que seule nous estimons”; as usual Dumas did not withhold an account of his own station: “Le Festin de Rotterdam, dont j’ai dit un mot dans ma derniere, fut vraiment somptueux, élégant, royal et précédé d’un spectacle en gala où l’on donna pour grande Piece la Partie de chasse de Henri IV. Les traités et traitans avec l’Ambassadeur occuperent une grande Loge et Amphitheatre au fond. Les Loges à droite et à gauche étoient remplies des Dames de la premiere distinction de la Ville, ayant derriere elles leurs maris, &c. Regents, Senateurs, &c. de la Ville; et le Bas au milieu d’une foule de jeunes Demoiselles. Lorsque l’Ambassadeur parut et eut salué cette belle assemblee [&] un millier de belles mains lui offrirent pour sa Majesté les applaudissemens de tout ce Beau-sexe magnifiquement paré. Je ne fus pas le seul qui fut saisi, électrifié de ce charmant impromptu. Entre les Toast, j’eus l’agrément de l’Ambassadeur de faire proposer et boire au grand Roi embrassé par deux belles républiques. On me demanda quels enfants naîtroient de ce mariage, je répondis des Hercules qui purifieroient la terre.—Excepté l’Ambassadeur pour qui la fête étoit, je fus le seul Etranger invité à cette fête.—Je suis aussi le seul étranger admis au Club d’une centaine de Régens et Députés patriotiques établi ici. Cette distinction m’est non seulement flatteuse, mais très-utile, en ce que c’est un moyen de plus d’être promptement au fait de tout” (Dumas to Jay, 6 May 1786; Dumas Papers, Rijksarchief, The Hague). Dumas also thought it his duty to tell Jay about ‘un personnage du premier merite politique et militaire,” but the significant part of this passage has been obliterated in FC, and the RC appears to be missing (Dipl. Corr., 1783–1789, iii, 540). He was undoubtedly referring to the Rhingrave de Salm. See TJ to Jay, 22 May 1786.

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