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    • Brillon de Jouy, Anne-Louise …
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    • Franklin, Benjamin

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Documents filtered by: Author="Brillon de Jouy, Anne-Louise Boivin d’Hardancourt" AND Recipient="Franklin, Benjamin"
Results 31-60 of 93 sorted by date (ascending)
(I) AL : American Philosophical Society; (II) AL and copy: American Philosophical Society Once again Madame Brillon’s failure to date her letters compels us to offer a hypothetical cluster. The following exchange, along with her letters published under December 15 and 20, form a group linked by its common theme: a fantasy of paradise to come. The only solid clue to a date is her allusion here...
AL : American Philosophical Society Si votre françois n’est pas trés pur, il est au moins trés clair! je vous donne ma parolle d’honneur de devenir votre fémme en paradis, a la condition pourtant que vous ne lorgnerés pas trop les viérges en m’attendant; je veux un mari constant, quand je le prendrai pour l’étérnité; entendés vous mon papa: je ferai part a maman ce soir de vos bonnes...
AL : American Philosophical Society Voila mon chér papa votre lettre avéc les corréctions que vous m’avés demandés; je ne puis m’empecher de rire quand je vois un grand homme se soumettre humblement a l’ignorance d’une fémme pour apprendre une langue qu’elle ne sçait qu’imparfaitement; le zéle me soutiendra, que ne sacrifieroisje pas a l’envie de vous éstre utile! Je corrigerai tant que vous...
(I) and (II) AL : American Philosophical Society Mon chér papa, monsieur le Comte de Stroganoff vient de nous proposér d’allér voir le sérvice de l’impératrice de Russie a la manufacture de séve; s’il vous convient d’y venir avéc nous, nous vous donnerons le thé au retour: un mot de réponse a votre fille; nous partirons a 5 heures précises: La fille du papa ne pouvant se résoudre a passér une...
(I) and (II) AL : American Philosophical Society Mille graces au bon papa, qui veut bien songer a sa fille: je n’ai plus de fiévre, et suis mieux au total mais je dors mal encore, je n’ai guérre d’appetit, je souffre, et me sens peu de force; je vais partir pour paris ou j’irai voir mon médecin qui est mon ami, il ne me fait jamais prendre de drogues, et trouve quélquefois un régime doux qui...
AL : American Philosophical Society Non mon papa, vos visittes ne m’ont jamais causés aucuns désagréments tout ce qui m’entoure vous respecte vous aime, et se trouve honorés de l’amitié que vous nous accordés; je vous ai dit que dans le monde on avoit critiqué l’espece de familliarité qui régnoit entre nous, parcequ’on m’en a avértie: je méprise les médisants, et suis en repos avéc moi mesme,...
AL : American Philosophical Society Votre fille vous a donné un peigne qui vous a sérvi vingt ans; je vous prie d’accépter le mien et de vous en sérvir aussi vingt ans je me charge de le renouveller au bout de ce tems mon cher papa; mon coeur me dit que vous vivrés bien longtems, je ne sçais s’il se flatte en ajouttant que vous m’aimerés tant que vous vivrés, mais je sçais qu’il dit bien vrai...
ALS : American Philosophical Society J’ai été bien malade mon chér papa, et je suis encore bien souffrante et bien foible, j’ai ce qu’on appélle, maladie de nérfs: mal dont on ne peut s’empeschér de voir les efféts, et dont je crois qu’on ignore encore les causes puisqu’il n’y a aucuns remédes connus, et qu’on en est a l’éssai pour les palliatifs: on dit que ce mal provient d’une grande...
AL : American Philosophical Society Aprés avoir passé trois semaines entiéres sans dormir, je crois mon chér papa que je vais dormir trois semaines de suitte; quand on me parle, on m’endort, et je réponds en dormant: hiér au soir je fus tiré de cet état languissant, par le son d’une voiture qui vous annonçoit; le plaisir d’imaginér que j’allois passér une heure avéc vous, me ranima tout a...
AL : American Philosophical Society J’envoye sçavoir de vos nouvélles mon bon papa, et vous demandér si vous viendrés ce soir prendre le thé je n’appuyerés pas sur le plaisir que vous nous ferés de peur de gesnér votre volonté; mais je vous observerés que vous trouverés un grand fauteuil, un tabourét pour reposér vos piéds; qu’il faudra venir avéc vos souliérs de goutte, que nous n’aurons...
AL : American Philosophical Society Je vous remércie bien mon bon papa de l’intérést que vous prenés a ma santé, elle est moins mauvaise mais mon áme est bien malade; c’est cétte áme honneste et trop sensible qui me mine et me tuë: il m’est absolument nécéssaire d’avoir avéc vous une convérsation longue et détaillés; je veux que vous connoissiés a fond mon coeur et ceux qui l’ont bléssé d’une...
AL : American Philosophical Society Mon áme est plus calme mon chér papa, depuis qu’elle s’est déchargée dans la vôtre; depuis qu’elle ne craint plus que mile j + + ne se retire chéz vous, et n’y fasse votre tourment et celui de votre chér fils: plus je refléchie a sa démarche à ce sujét et a la proposition que vous a fait mr de C++, moins je conçois qu’un homme de son age, qui est peu venu...
AL : American Philosophical Society Vous avéz bien raison mon bon papa, nous ne devons faire consistér le véritable bonheur que dans la paix de l’áme; il n’est pas en notre pouvoir de changér le caractére des gents avéc lesquels nous vivons n’y d’empeschér le cours des contrarietés qui nous entourent; c’est un sage qui parle et qui tasche de consollér sa fille trop sensible en lui enseignant...
AL : American Philosophical Society J’aurois cértainement un grand plaisir mon bon papa á devinér des énigmes que vous auriés faittes, et a taschér de découvrir vos secréts; cependant cet espéce d’exercisse entraisne avéc lui une sorte de fatigue, que je n’éprouve point en lisant vos léttres; la vértu, la sagésse s’y montrent a découvért; j’y trouve des conseils dictés par une áme dont la...
AL : American Philosophical Society J’ai appris hiér au soir que mr votre fils alloit bientost partir et qu’il étoit aide de camp de mr de la fayétte; ils sont faits l’un et l’autre pour se distinguér et il est juste que votre enfant aille déffendre la libérté que votre sagésse a procuré a l’amérique; mais je vous plains mon bon papa, il en couttera a votre áme d’estre séparé de votre aimable...
AL : American Philosophical Society Me voila donc réduitte a vous écrire mon bon papa et a vous dire que je vous aime; il étoit plus doux sans doutte de vous le laissér lire dans mes yeux; comment vaisje passér les mercredis et les samedis—point de thé, point d’échécs, point de musique, point d’éspérance de voir, d’embrassér mon bon papa—il me semble que la privation que j’éprouve de votre...
AL : American Philosophical Society Je paye éxactement mes déttes mon bon papa. Vous avés dû recevoir une léttre mecredi en voici une pour samedi; je ne suis pas de ceux qui disent, il faut se méttre a l’aise avéc ses amis. Si l’on ne leur tient pas ce qu’on leur a promis dans de petites choses, ils doivent éstre sur que nous ne négligerions pas les grandes—un grand sérvice est chose rare, et...
AL : American Philosophical Society Si je le voulois bien mon bon papa j’aurois le droit d’éstre un peu fâché contre vous; me voici sans reproches a ma troisieme épistre, et de vous pas un souvenir, pas le moindre petit mot. … Mon ésprit est de mauvaise humeur en vérité; pour mon coeur il vous aime tant qu’il vous éxcuse encore; il dit, ce papa si bon aura eu des affaires—peut éstre un peu de...
AL : American Philosophical Society Je ne vous écrirai qu’un mot aujourd’hui mon bon papa, j’ai plusieurs choses indispensables a faire, moins agréables sans doutte que de causér avéc vous; mais le devoir avant tout, ou je ne serois pas la digne fille de mon papa: Oseroisje encore vous rappeller que vous m’avés promis de m’écrire, qu’il y a 16 jours que je vous ai quitté et que je n’ai entendu...
AL : American Philosophical Society Je vous assure mon bon papa que je méttrai toute mon attention a ne pas trop donnér pour les siffléts; s’ils n’ont guérre couttés a ma bourse, ils ont couttés chérs a mon coeur et votre léttre me prouve bien plus encore que mon éxpérience et mes refléctions, que j’ai souvent payés bien chérs de mauvais sifléts: j’ai cru par éxemple que lorsque j’aimois on...
AL : American Philosophical Society La vie de l’homme est bien courte, et pourtant il désire sans césse ce qui l’abbrége: enfant, il veut éstre grand garçon; marié il veut avoir des enfants; il ne les à pas obtenu qu’il désire les voir grandis ensuitte il désire leur établissement; plante t’il, il voudroit déja jouir de l’ombre de ses arbres; bastit il, dés la fondation de son bastiment il...
AL : American Philosophical Society J’ai reçu ce matin votre seconde léttre mon bon papa, je n’ai pû lire sans attendrissement que vous aviés été malade; consérvés vous! Le bonheur de vos amis, le repos, la gloire de l’amérique l’éxigent: j’irai vous rétrouver jeudi vingt cinq, je compte arrivér pour disnér, vous diraisje le plaisir que j’aurai a vous revoir, non cela se sent et ne s’éxprime...
AL : American Philosophical Society D’aprés l’attachement que l’on me connoist pour vous mon aimable papa on me tourmente sans césse pour vous demandér des léttres de recomandations pour l’amérique; la crainte de vous importunér me fait refusér asses constament ces sortes de commissions, je n’ai cependant pûë ne pas me chargér de vous en demandér une pour un homme qui appartient et intérésse...
AL : American Philosophical Society Je voulois vous écrire avant hiér mon bon papa; mr votre fils vint me voir et je le chargai de vous dire que je vous attendois hiér; hiér vos affaires vous ont empêchés de venir; aujourd’hui mon coeur Souffriroit trop s’il se refusoit au besoin de vous dire qu’il vous aime: aimér, le dire, avoir besoin d’éstre aimé, est d’une aussi grande nécéssité a l’éstre...
AL : American Philosophical Society J’ai été dans un état violent, et je suis excéssivement foible; quand vous voudrés me venir voir un moment, je vous recevrés avéc grand plaisir, mais de longtems je ne pourrai vous allér chérchér:/: Mon ami ma machine est foible, le sort m’a déstiné a souffrir, je souscris a cét arrést, n’y pouvant rien changér; je n’ai rien a me reprochér je fais de...
AL : American Philosophical Society Il m’est impossible mon bon papa d’allér ce matin déjeunér avéc vous; je suis toujours foible, souffrante et de plus fort affligée du désastre de la maison Bouffé vous sçavés combien ces dames sont mes amies! Faittes moi l’amitié mon chér papa de témoignér a mdes de Boullainvilliér et de Tonnére combien je suis chagrine de pérdre l’occasion de me trouvér...
AL : American Philosophical Society Mon premier soin avant de rentrer chés moi a été d’aller demander a Mr le curé si les porteurs de Mr Terrasson étoient des doméstiques a lui et si cela le gésneroit [de] vous les préster, le curé m’a dit que les porteurs étoient deux ouvriérs du village qui appartenoient a tous ceux qui les payoient; j’en ai fait venir un qui vous reméttra cette léttre et...
AL : American Philosophical Society Je vous renvoye mon chér papa une copie bien propre d’un brouillon que je vous redemande; je ne vous aurois pas cru capable de manquer a votre parolle, vous aviés promis a Brillon de lui rendre la folie qu’un moment de liberté de teste, m’a inspirée pour mon amusement et pour votre distraction; vous deviés vous contentér de la relire; primo, vous en avés...
AL : American Philosophical Society Il y auroit bien quelques petites choses a redire a votre logique que vous assurés si bonne mon chér papa— Quand j’étois jeune homme distes vous, et que je jouissois plus des faveurs du séxe qu’a présent, je n’avois point de goutte: Donc , on pourroit répondre a cela—quand je me suis jetté par la fenéstre je ne me suis pas cassé la jambe: Donc; vous pouriés...
AL : American Philosophical Society J’envoye sçavoir de vos nouvélles mon bon papa; lès miénnes sont meilleures mais je suis encore loin du but: je comptois vous envoyér mes nottes; des amis ont pris le tems que je vous résérvois en venant causér avéc moi; ils ne m’ont point empêchés de pensér a vous et de vous aimér, nulle puissance n’en viendroit a bout! Mais je n’ai pû vous écrire: adieu...